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ÉDITO
Notre solidarité nationale ouvre
des perspectives mondiales
Mes amis, j’aimerais d’abord parler de notre congrès
national, qui a eu lieu à Vannes. Les Morbihannais, autour
de leur président Philippe Le Dressay, nous ont accueillis
avec chaleur pour permettre à la grande famille que nous
formons tous de se retrouver, de profiter de bons moments dans la
convivialité, et aussi d’aborder des questions de fond.
Je les remercie particulièrement.
Le rapport d’orientation choisi cette année re-détermine
le rôle de l’agriculteur comme acteur économique
dans le tissu rural. Nous avons abordé la question du statut
agricole, qui ne pourra se résoudre qu’avec un fonds
agricole. Enfin, nous avons aussi pu interpeller le ministre de
l’Agriculture Hervé Gaymard sur les difficultés
rencontrées par certaines filières (notamment le porc
ou la volaille) et sur d’autres sujets d’actualité,
en lui réclamant de rester ferme sur la Pac et l’OMC,
ou encore en nous faisant préciser certaines modalités
concernant le Ficia.
« Nous voulons lancer
un message à tous ceux qui croient pouvoir anéantir
notre profession sans réaction de notre part. Un message
sur l’acte de production, sur la protection des paysans, sur
l’accès au foncier… »
Forts de cette solidarité qui fait notre force au niveau
national, nous pouvons désormais penser à l’événement
de l’année, le Congrès mondial, qui se déroule
à Paris du 11 au 15 juin. Un moment fort, avec des enjeux
internationaux déterminants. Nous voulons, à travers
lui, lancer un message à tous ceux qui croient pouvoir anéantir
notre profession sans réaction de notre part. Un message
sur l’acte de production, sur la protection des paysans, sur
l’accès au foncier, un problème que l’on
retrouve un peu partout dans le monde. Car il n’est malheureusement
pas un pays où l’agriculteur ne soit en danger.
Parallèlement, grâce à l’impact médiatique
de ce Congrès mondial et par les manifestations que sont
l’Agri-Parade et l’Agri-Village, chacun pourra profiter
de l’événement pour diffuser nos idées
auprès du grand public. Car le Congrès mondial c’est
un peu tout cela : il n’existe que grâce à notre
engouement commun autour d’idées que nous voulons partager,
mais pour que ces idées passent, elles ne doivent pas rester
entre nous. Communiquons avec les autres paysans de la planète,
et communiquons avec le grand public. Nous avons l’opportunité,
avec notre propre organisation, de mener à bien ces missions…
Avant les durs combats qui nous attendent, tant avec les rendez-vous
de la Pac qu’avec l’OMC, prenons une longueur d’avance
en exprimant notre opinion, ce ne sera pas de trop !
Jérôme DESPEY
président des Jeunes agriculteurs
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