Nouveau CVX Case
SOMMAIRE | N° 584 | Juin 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
Contact   Accueil   Archives   Recherche


Sommaire

 

 

 

 



vie syndicale

Grands prédateurs

Propositions parlementaires

A la suite d’une enquête sur l’extension du loup en France, l’Assemblée nationale suggère plusieurs mesures de régulation.


Les résultats de la commission d’enquête, menée par l’Assemblée nationale, sur la présence du loup en France et la pratique du pastoralisme, viennent d’être publiés. En priorité, ce rapport affirme que le pastoralisme est une activité économique vitale en zones de montagne. Et que toute activité économique doit prévaloir sur l’animal, même si celui-ci est protégé. Le texte stipule également que les populations de grands prédateurs doivent être régulées de manière efficace, grâce à un encadrement rigoureux et un accompagnement financier de la part de l’Etat. En particulier, puisque c’est la société qui demande la protection des grands prédateurs, les surcoûts imposés aux éleveurs doivent être supportés par la solidarité nationale.
Par ailleurs, le gouvernement français est invité à créer une indemnité compensatrice de prédation. Enfin, à l’échelon départemental, il faudrait envisager la mise en place d’un fonds d’indemnisation des éleveurs.
Côté méthodes de régulation, l’amélioration des techniques actuelles de protection des troupeaux est nécessaire, comme le renforcement des effectifs et de la formation des techniciens pastoraux et des bergers. Pour le loup, la commission d’enquête préconise la délimitation de zones de protection absolue, de protection relative et d’exclusion.

 

Des simplifications pour les installations classées

Le ministère de l’Agriculture a rendu public, début avril 2003, une circulaire annonçant la simplification administrative de la procédure des installations classées, concernant uniquement le régime de déclaration. Ainsi, la préfecture doit envoyer un récépissé de déclaration après réception de celle-ci, dès lors que toutes les formalités sont correctement remplies, sans passer par l’inspection des installations classées. Ceci est valable même lorsque le projet de l’exploitant ne respecte pas les distances réglementaires par rapport aux tiers et les recommandations en matière d’épandage. C’est à l’agriculteur d’adapter son projet selon les prescriptions contenues dans le récépissé. Enfin, l’existence de programmes d’actions pour limiter la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole n’autorise pas le préfet à ajourner la remise du récépissé de déclaration.