Les fongicides mesostemiques de Bayer Agro
SOMMAIRE | N° 583 | Mai 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Le Morbihan. L'élevage y constitue la principale activité de sept exploitations sur dix.



L’événement - 37è congrès des JA à Vannes

 

La « Petite Mer » bretonne veut pérenniser ses agriculteurs dans la tourmente

 

Le Morbihan signifie « petite mer » en breton et désigne clairement le golfe du Morbihan. Ce vaste territoire de près de 690 000 hectares s’appuie sur un littoral long de 800 kilomètres orienté nord-ouest sud-est qui procure un climat agréable doux l’hiver et jamais trop chaud dans sa partie nord, où existe une importante production de légumes industrie.
Mais c’est l’élevage qui constitue « la principale activité de sept exploitations sur dix » dans le département, selon les « tableaux de l’agriculture bretonne 2002 » publiés chaque année par le service statistique de la Direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt de Bretagne. 30 % des 11 779 exploitations recensées en 2000 dans le département ont le lait pour activité principale, la volaille autour de 10 %. Il existe également une importante production porcine (troisième cheptel français), juste derrière le Finistère et les Côtes-d’Armor qui le bordent à l’ouest et au nord.

Dans le classement départemental français par production, le Morbihan arrive en tête pour la production de volaille-chair et en sixième position pour la production laitière. Dernier élément de structures : la taille par exploitation a considérablement augmenté entre 1988 et 2000, passant de 19 à 33 hectares à la faveur de la disparition de 43 % des exploitations sur la période.
La fin des années 90 et le début du troisième millénaire marquent cependant un tournant pour la ferme Morbihan. La volaille va vivre un plan de restructuration, correspondant peu ou prou à son poids dans la production française (25 %). Mais il ne servira pas à grand-chose s’il n’est pas accompagné, notamment, du renforcement du contrôle des importations (lire l’article sur Jean-Michel Choquet).
Les producteurs de porcs ne sont guère mieux lotis actuellement, avec un cours du porc qui stagne désespérément à un euro du kilo. Dans sa délibération relative à la conjoncture économique, la chambre d’agriculture du Morbihan déplorait, fin mars, « le faible niveau des aides » mises en place en direction des éleveurs en difficulté et aux jeunes investisseurs et regrettait « le manque de soutien public aux mesures de dégagement des marchés ».
Même les laitiers souffrent avec une érosion régulière de leur revenu depuis cinq ans. Une équation qui résulte de l’augmentation de leurs charges due à la mise aux normes des exploitations et la baisse du prix de référence tout au long de l’année 2002.
Dans ce contexte, le projet Fischler de réforme de la Pac, dont le socle est le découplage des aides et les conséquences la baisse des prix d’intervention sur les produits destinés à l’exportation et la hausse du quota laitier européen devrait avoir des répercussions importantes sur les producteurs.
Les Morbihannais ont pris acte du renforcement des normes environnementales pour reconquérir la qualité de l’eau, mais c’est vrai qu’ils doivent d’abord faire le dos rond face aux marchés en attendant des jours meilleurs.

Reportage de Julien PIRO

SOMMAIRE

- Avec la responsable du groupe porcs : La lutte de tous les instants de Valérie Passin

- Philippe Le Dressay est président des JA du Morbihan : « Faire revenir des jeunes vers l’agriculture »

- Structures : Thierry Courtois plaide pour une évolution plus rapide

- Avec le responsable volailles : Deux dossiers phares pour Jean-Michel Choquet

- Préparer l’avenir : Franck Pellerin, un adepte des formations économiques

- Cultures maritimes : Cap 2000 veut pérenniser les activités littorales