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vie syndicale
Session lait
La Pac au cœur des débats
Pour leur session lait, les JA ont choisi comme
thème l’incidence des propositions Fischler sur la filière laitière
française.
La session lait, qui s’est déroulée dans la
Meuse les 4, 5 et 6 mars derniers, avait un thème pleinement
d’actualité. Après la présentation du
projet Fischler, les Jeunes agriculteurs ont examiné, à
partir des explications de Bernard Airleau de la Fédération
nationale des producteurs laitiers, les différentes modalités
du système de flexibilité des quotas laitiers. Un
dispositif qui consiste à stocker, dans une réserve
gérée par Bruxelles, une partie des quotas lorsque
la demande diminue et à les remettre en production si celle-ci
augmente. Si les JA jugent cette idée intéressante,
ils craignent que l’adoption d’un tel système
implique l’acceptation de l’Agenda 2000 en totalité,
donc légitime la baisse des prix compensée par des
subventions.
« La visite d’une exploitation en Allemagne et l’intervention
de Giovanni Migliorati, producteur italien membre du Ceja, nous
ont montré que ces deux pays sont contre la réforme
de la Pac envisagée par Fischler, souligne Pascal Nizan,
responsable du dossier lait chez les JA. Mais, s’ils s’avèrent
favorables à la maîtrise de la production et au maintien
du prix du lait, ils semblent s’orienter vers une concentration
des moyens de production alors que nous, nous tenons à conserver
des agriculteurs nombreux sur le territoire. Les enjeux de chaque
pays européen divergent. »
GMS, le point sur les accords de novembre
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Pour vérifier
si les grands distributeurs sont disposés à mettre
en pratique les accords de novembre 2002 signés avec
les producteurs, les Jeunes agriculteurs ont rencontré,
au cours des deux derniers mois, plusieurs enseignes. L’occasion
de leur rafraîchir la mémoire sur l’élimination
des ristournes et des marges arrières, sur la contractualisation
et sur la gestion de crise. De plus, les JA réfléchissent,
aux côtés de la FNSEA, à la mise en œuvre
d’un « CAC 40 » sur les produits frais. En
comparant ainsi les prix à la production et à
la consommation, les agriculteurs espèrent se doter d’un
argument de poids pour négocier avec les GMS et assurer
une bonne valeur ajoutée aux producteurs. |
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