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congrès mondial 2003
Lévénement
dans 3 mois
« Que tous les jeunes paysans
du monde s’expriment »
Xavier Sublet, responsable de la thématique
du congrès mondial, dévoile les sujets sur lesquels les jeunes agriculteurs
des différents continents pourront échanger.
Sur quels thèmes
pourront débattre les jeunes agriculteurs des différents
pays lors du congrès mondial ?
«Au-delà des discours officiels un peu
protocolaires, mais indispensables pour donner une crédibilité
politique à la manifestation, le congrès mondial proposera
aux participants trois séries d’ateliers de réflexion.
La première, qui aura lieu le jeudi 12 juin au matin, comprend
huit groupes de travail et porte sur les principales productions
agricoles mondiales. Ces dernières seront présentées
de façon synthétique et les congressistes pourront
échanger sur les difficultés rencontrées pour
chacune d’entre elles. La deuxième série d’ateliers
de travail, qui se tiendra le jeudi après-midi, consiste
en une réflexion plus horizontale sur la notion d’agriculture
durable : sécurité alimentaire et réduction
de la pauvreté, accès des agriculteurs aux ressources
et renforcement des organisations professionnelles, agriculture
durable et environnement, échanges internationaux agricoles
et agroalimentaires. Quant à la troisième, prévue
le vendredi matin, elle sera centrée sur l’installation
et la transmission. Les diverses politiques existant dans le monde
seront passées en revue, ainsi que les initiatives de promotion
du métier, puis les possibilités de formation et d’échanges
entre pays. Pour nous aider dans le choix de ces thèmes,
nous nous sommes entourés d’un comité d’experts
regroupant l’Afdi, la Fipa, la Fao, la FNSEA et l’APCA.»
Pourquoi avoir choisi ces
sujets de réflexion ?
«Pour que chaque congressiste puisse appréhender
la diversité des agricultures mondiales, il est nécessaire
de décrire les spécificités, les atouts et
les contraintes des principales filières de production. Par
ailleurs, réfléchir sur l’agriculture durable,
donc sur la façon de maintenir des paysans nombreux sur l’ensemble
de la planète, est l’objectif prioritaire du congrès
mondial : les Jeunes agriculteurs français veulent montrer,
à tous les jeunes paysans du monde, qu’il est intolérable
que 75 % des 800 millions de personnes qui souffrent de la faim
soient des paysans. Et surtout que cette situation est la conséquence
des faibles cours agricoles mondiaux. Ces derniers étant
fixés à partir du prix des produits dans certains
pays où la main-d’œuvre est sous-payée.
Nous voulons faire partager les idées du rapport d’orientation
d’Annecy-le-Vieux à tous les jeunes agriculteurs du
monde : maîtrise de la production et des exportations, importance
de favoriser les échanges de denrées agricoles au
sein d’ensembles régionaux protégés où
l’agriculture est comparable. Enfin, pour que le nombre d’agriculteurs
cesse de diminuer, encore faut-il que les jeunes s’installent.
C’est pourquoi nous ne pouvions pas ne pas parler des politiques
d’installation et de transmission des exploitations dans le
monde.»
Comment seront organisés
les débats ?
«Nous souhaitons que tous les jeunes paysans
puissent s’exprimer et échanger entre eux. Chaque sujet
est introduit brièvement par un expert afin de laisser rapidement
la parole aux congressistes. Un président de séance
anime le débat et veille à ce que tous les aspects
du thème soient traités. Pour alimenter la réflexion,
un ou plusieurs jeunes agriculteurs de diverses régions du
monde apporteront leur témoignage. Un jeune paysan sera chargé
de présenter une synthèse des discussions en séance
plénière. Actuellement, nous contactons différentes
personnes pour qu’elles assurent le rôle d’expert,
de président de séance et de rapporteur. L’important
est de veiller à ce que chaque continent soit représenté
de manière équilibrée à travers les
intervenants comme à travers les participants des groupes
de travail. Tous les sujets abordés lors du congrès
mondial seront résumés dans un document pour aider
les congressistes à les vulgariser dans leur pays.»
A quoi espérez-vous
que les discussions aboutissent ?
«Nous voulons sensibiliser le maximum de jeunes
paysans aux idées du rapport d’orientation 2001, sans
non plus brusquer les pays qui ne les partagent pas. Nous ne devons
pas leur imposer notre vision de l’agriculture mondiale, mais
les convaincre du bien-fondé de cette vision pour aboutir
à une position commune. Position commune qui sera résumée
dans un texte que nous demanderons de voter à l’ensemble
des participants et également à la Fipa, à
la FAO et à Jacques Chirac. Nous espérons que nos
revendications seront ainsi prises en compte dans les négociations
internationales, notamment à celles de l’OMC à
Cancun en septembre prochain.»
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