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SOMMAIRE | N° 581 | Mars 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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congrès mondial 2003

 

L’événement dans 3 mois

« Que tous les jeunes paysans
du monde s’expriment »

 

Xavier Sublet, responsable de la thématique du congrès mondial, dévoile les sujets sur lesquels les jeunes agriculteurs des différents continents pourront échanger.

Sur quels thèmes pourront débattre les jeunes agriculteurs des différents pays lors du congrès mondial ?

«Au-delà des discours officiels un peu protocolaires, mais indispensables pour donner une crédibilité politique à la manifestation, le congrès mondial proposera aux participants trois séries d’ateliers de réflexion. La première, qui aura lieu le jeudi 12 juin au matin, comprend huit groupes de travail et porte sur les principales productions agricoles mondiales. Ces dernières seront présentées de façon synthétique et les congressistes pourront échanger sur les difficultés rencontrées pour chacune d’entre elles. La deuxième série d’ateliers de travail, qui se tiendra le jeudi après-midi, consiste en une réflexion plus horizontale sur la notion d’agriculture durable : sécurité alimentaire et réduction de la pauvreté, accès des agriculteurs aux ressources et renforcement des organisations professionnelles, agriculture durable et environnement, échanges internationaux agricoles et agroalimentaires. Quant à la troisième, prévue le vendredi matin, elle sera centrée sur l’installation et la transmission. Les diverses politiques existant dans le monde seront passées en revue, ainsi que les initiatives de promotion du métier, puis les possibilités de formation et d’échanges entre pays. Pour nous aider dans le choix de ces thèmes, nous nous sommes entourés d’un comité d’experts regroupant l’Afdi, la Fipa, la Fao, la FNSEA et l’APCA.»

Pourquoi avoir choisi ces sujets de réflexion ?

«Pour que chaque congressiste puisse appréhender la diversité des agricultures mondiales, il est nécessaire de décrire les spécificités, les atouts et les contraintes des principales filières de production. Par ailleurs, réfléchir sur l’agriculture durable, donc sur la façon de maintenir des paysans nombreux sur l’ensemble de la planète, est l’objectif prioritaire du congrès mondial : les Jeunes agriculteurs français veulent montrer, à tous les jeunes paysans du monde, qu’il est intolérable que 75 % des 800 millions de personnes qui souffrent de la faim soient des paysans. Et surtout que cette situation est la conséquence des faibles cours agricoles mondiaux. Ces derniers étant fixés à partir du prix des produits dans certains pays où la main-d’œuvre est sous-payée. Nous voulons faire partager les idées du rapport d’orientation d’Annecy-le-Vieux à tous les jeunes agriculteurs du monde : maîtrise de la production et des exportations, importance de favoriser les échanges de denrées agricoles au sein d’ensembles régionaux protégés où l’agriculture est comparable. Enfin, pour que le nombre d’agriculteurs cesse de diminuer, encore faut-il que les jeunes s’installent. C’est pourquoi nous ne pouvions pas ne pas parler des politiques d’installation et de transmission des exploitations dans le monde.»

Comment seront organisés les débats ?

«Nous souhaitons que tous les jeunes paysans puissent s’exprimer et échanger entre eux. Chaque sujet est introduit brièvement par un expert afin de laisser rapidement la parole aux congressistes. Un président de séance anime le débat et veille à ce que tous les aspects du thème soient traités. Pour alimenter la réflexion, un ou plusieurs jeunes agriculteurs de diverses régions du monde apporteront leur témoignage. Un jeune paysan sera chargé de présenter une synthèse des discussions en séance plénière. Actuellement, nous contactons différentes personnes pour qu’elles assurent le rôle d’expert, de président de séance et de rapporteur. L’important est de veiller à ce que chaque continent soit représenté de manière équilibrée à travers les intervenants comme à travers les participants des groupes de travail. Tous les sujets abordés lors du congrès mondial seront résumés dans un document pour aider les congressistes à les vulgariser dans leur pays.»

A quoi espérez-vous que les discussions aboutissent ?

«Nous voulons sensibiliser le maximum de jeunes paysans aux idées du rapport d’orientation 2001, sans non plus brusquer les pays qui ne les partagent pas. Nous ne devons pas leur imposer notre vision de l’agriculture mondiale, mais les convaincre du bien-fondé de cette vision pour aboutir à une position commune. Position commune qui sera résumée dans un texte que nous demanderons de voter à l’ensemble des participants et également à la Fipa, à la FAO et à Jacques Chirac. Nous espérons que nos revendications seront ainsi prises en compte dans les négociations internationales, notamment à celles de l’OMC à Cancun en septembre prochain.»