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SOMMAIRE | N° 580 | Février 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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vie syndicale

Développement agricole

Une réforme en demi-teinte

La nouvelle taxe sur le chiffre d'affaires est jugée très inéquitable par les Jeunes agriculteurs.


La réforme du développement agricole est sur le point d’aboutir : l’amendement du gouvernement pour la loi de finances 2002 rectificative a été voté par l’Assemblée nationale. L’Agence nationale pour le développement agricole (Anda) va être remplacée par un organisme public national de nature administrative, appelé l’Agence de développement agricole et rural (Adar). Les pouvoirs publics ont assuré que la profession agricole aurait la majorité au sein de son conseil d’administration. « Nous nous sommes battus pour que les organisations agricoles puissent continuer à faire du développement, s’exclame Jérôme Despey, président des Jeunes agriculteurs. Nous sommes satisfaits que celles-ci restent maîtres d’œuvre au niveau de la gestion et des orientations de ce développement. » En revanche, les agriculteurs devront payer une taxe unique sur leur chiffre d’affaires au lieu de neuf affectées aux produits de l’exploitation. « Les JA jugent cette nouvelle règle inacceptable, conteste Jérôme Despey. Se fonder sur le chiffre d’affaires est inéquitable : ce critère ne reflète absolument pas le revenu des exploitants et va créer des disparités entre les régions et les productions. De plus, en dessous de 45 700 € de chiffre d’affaires, les exploitants seront exonérés de cette taxe. »

Les JA déclarent l’état d’urgence pour la crise porcine


La crise, qui sévit dans le secteur porcin depuis 20 mois, anéantit les trésoreries et le moral des éleveurs. Suite aux problèmes sanitaires l’ayant provoquée (fièvre aphteuse et peste porcine), le ministère de l’Agriculture n’a pas pris les mesures nécessaires pour relancer l’exportation. En outre, le prix moyen d’un kg de carcasse pour l’année 2002 a atteint 1,102 E, soit 30 centimes de moins que le coût de production. Les pertes financières se chiffrent donc à 60 000 E pour un élevage de 200 truies. Cette situation ne peut plus durer et les JA exigent une aide de 12 E/porc dans la limite de 2000 animaux et des subventions à l’exportation.