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vie syndicale
Développement agricole
Une réforme en demi-teinte
La nouvelle taxe sur le chiffre d'affaires est
jugée très inéquitable par les Jeunes agriculteurs.
La réforme du développement agricole est sur le point
d’aboutir : l’amendement du gouvernement pour la loi
de finances 2002 rectificative a été voté par
l’Assemblée nationale. L’Agence nationale pour
le développement agricole (Anda) va être remplacée
par un organisme public national de nature administrative, appelé
l’Agence de développement agricole et rural (Adar).
Les pouvoirs publics ont assuré que la profession agricole
aurait la majorité au sein de son conseil d’administration.
« Nous nous sommes battus pour que les organisations agricoles
puissent continuer à faire du développement, s’exclame
Jérôme Despey, président des Jeunes agriculteurs.
Nous sommes satisfaits que celles-ci restent maîtres d’œuvre
au niveau de la gestion et des orientations de ce développement.
» En revanche, les agriculteurs devront payer une taxe unique
sur leur chiffre d’affaires au lieu de neuf affectées
aux produits de l’exploitation. « Les JA jugent cette
nouvelle règle inacceptable, conteste Jérôme
Despey. Se fonder sur le chiffre d’affaires est inéquitable
: ce critère ne reflète absolument pas le revenu des
exploitants et va créer des disparités entre les régions
et les productions. De plus, en dessous de 45 700 € de chiffre
d’affaires, les exploitants seront exonérés
de cette taxe. »
Les JA déclarent l’état
d’urgence pour la crise porcine
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La crise, qui sévit dans le secteur porcin depuis 20
mois, anéantit les trésoreries et le moral des
éleveurs. Suite aux problèmes sanitaires l’ayant
provoquée (fièvre aphteuse et peste porcine),
le ministère de l’Agriculture n’a pas pris
les mesures nécessaires pour relancer l’exportation.
En outre, le prix moyen d’un kg de carcasse pour l’année
2002 a atteint 1,102 E, soit 30 centimes de moins que le coût
de production. Les pertes financières se chiffrent donc
à 60 000 E pour un élevage de 200 truies. Cette
situation ne peut plus durer et les JA exigent une aide de 12
E/porc dans la limite de 2000 animaux et des subventions à
l’exportation. |
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