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SOMMAIRE | N° 580 | Février 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Quelques news

• La conférence de presse de lancement du congrès mondial aura lieu au Salon international de l’agriculture le 24 février à 15 heures en présence de Hervé Gaymard.

• L’Agri-Parade ne se déroule plus que sur deux jours : le samedi, sous la forme d’un défilé de chars dans Paris ; le dimanche, avec les chars stationnés près de l’Agri-Village.

• Un nouvel administrateur national des Jeunes agriculteurs, Jean-Michel Leroy, vient compléter l’équipe organisatrice du congrès mondial.

 



congrès mondial 2003

 

L’événement dans 4 mois

« Une mise en scène adaptée
à la diversité des agricultures »

 

Franck Bonneval, responsable de l’Agri-Village, précise les objectifs et le déroulement de cette exposition sur les agricultures du monde.

L’Agri-Village s’appelait avant PARagriculturIS.
Pourquoi avez-vous changé de nom ?

«Nous nous sommes rendu compte que peu de personnes comprenait le jeu de mot. C’est donc pour être plus efficaces au niveau de la communication que nous avons choisi de remplacer PARagricultuIS par Agri-Village. Un terme qui renvoit à Agri-Parade, le défilé des régions agricoles françaises.»

Pouvez-vous lever une partie du voile sur Agri-Village ?

«L’idée est de représenter les cinq grands types d’agriculture mondiale sous forme de maisons : celles de l’Asie, de l’Afrique, de l’Europe, de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine. Dans chaque maison, des photos, des vidéos, des objets et des scènes animées évoqueront l’agriculture de ces continents, et aussi la vie quotidienne et les coutumes. Nous voulons montrer aux visiteurs les différences entre ces régions du globe de manière ludique et à travers les cinq sens. Par exemple, nous leur ferons reconnaître des graines à l’œil nu ou au toucher. Nous leur ferons goûter du café à divers stades de sa culture et de sa transformation.»

Quels messages les Jeunes agriculteurs veulent-ils diffuser à travers cette mise en scène ?

«Nous voulons mettre en avant la diversité des agricultures, des cultures et des modes de vie dans le monde. Ainsi, la maison de l’Asie reflétera une agriculture vivrière aux petites structures. Celle de l’Afrique, une agriculture familiale respectueuse de la nature, mais ne nourrissant pas correctement la population. Quant à celle de l’Amérique latine, elle montrera que les grandes exploitations du Brésil ou de l’Argentine déstabilisent les autres agricultures mondiales, en raison de leur coût de main-d’œuvre dérisoire. A travers l’ensemble de l’Agri-Village, nous voulons mettre en forme les idées du rapport d’orientation d’Annecy-le-Vieux, qui seront au cœur des débats du congrès mondial. Avec comme message final : tous les paysans du monde doivent manger à leur faim et ce n’est pas en uniformisant l’agriculture que nous y parviendront.»

Pourquoi avoir choisi de placer l’Agri-Village sur le Champ de Mars ?

«D’une part, la Tour Eiffel symbolise la France aux yeux des étrangers. D’autre part, c’est l’un des lieux les plus fréquentés de Paris. Nous espérons que les touristes venant admirer la Tour Eiffel auront la curiosité de s’arrêter à l’Agri-Village.»

Quels soucis connaissez-vous au niveau de l'organisation ?

«Ce n’est pas simple car notre projet évolue continuellement : la Mairie de Paris et les Pouvoirs publics nous imposent régulièrement des contraintes supplémentaires. A quatre mois de l’événement, nous n'avons encore qu'une idée très vague de la manière dont nous allons mettre en scène nos idées. Nous ne pensions pas que les normes techniques seraient aussi strictes : par exemple, que nous ne pourrions pas utiliser des chapiteaux sous prétexte que cela réduit la fluidité d’écoulement des visiteurs. C’est pourquoi nous nous faisons aider par les mêmes techniciens qu’à Terre Attitude à Pomacle. Quoi qu’il en soit, début février, nous avons commencé à rechercher des objets, des photos et des reportages vidéo pour aménager les maisons.»

Que retirez-vous personnellement de l'organisation de l’Agri-Village ?

«Grâce à cette expérience, j’ai approfondi ma réflexion sur le rapport d’orientation d’Annecy-le-Vieux. En cherchant comment caractériser l’agriculture de chaque continent, j’ai vraiment réalisé que le prix mondial des produits agricoles se fait sur le dos de l’exploitation humaine. Maintenant, je suis encore plus déterminé pour faire passer les idées du rapport au réseau JA.»