|
congrès mondial 2003
Lévénement
dans 4 mois
« Une mise en scène
adaptée
à la diversité des agricultures »
Franck Bonneval, responsable de l’Agri-Village,
précise les objectifs et le déroulement de cette exposition
sur les agricultures du monde.
L’Agri-Village s’appelait
avant PARagriculturIS.
Pourquoi avez-vous changé de nom ?
«Nous nous sommes rendu compte que peu de personnes comprenait
le jeu de mot. C’est donc pour être plus efficaces au
niveau de la communication que nous avons choisi de remplacer PARagricultuIS
par Agri-Village. Un terme qui renvoit à Agri-Parade, le
défilé des régions agricoles françaises.»
Pouvez-vous lever une partie
du voile sur Agri-Village ?
«L’idée est de représenter les cinq grands
types d’agriculture mondiale sous forme de maisons : celles
de l’Asie, de l’Afrique, de l’Europe, de l’Amérique
du Nord et de l’Amérique latine. Dans chaque maison,
des photos, des vidéos, des objets et des scènes animées
évoqueront l’agriculture de ces continents, et aussi
la vie quotidienne et les coutumes. Nous voulons montrer aux visiteurs
les différences entre ces régions du globe de manière
ludique et à travers les cinq sens. Par exemple, nous leur
ferons reconnaître des graines à l’œil nu
ou au toucher. Nous leur ferons goûter du café à
divers stades de sa culture et de sa transformation.»
Quels messages les Jeunes
agriculteurs veulent-ils diffuser à travers cette mise en
scène ?
«Nous voulons mettre en avant la diversité des agricultures,
des cultures et des modes de vie dans le monde. Ainsi, la maison
de l’Asie reflétera une agriculture vivrière
aux petites structures. Celle de l’Afrique, une agriculture
familiale respectueuse de la nature, mais ne nourrissant pas correctement
la population. Quant à celle de l’Amérique latine,
elle montrera que les grandes exploitations du Brésil ou
de l’Argentine déstabilisent les autres agricultures
mondiales, en raison de leur coût de main-d’œuvre
dérisoire. A travers l’ensemble de l’Agri-Village,
nous voulons mettre en forme les idées du rapport d’orientation
d’Annecy-le-Vieux, qui seront au cœur des débats
du congrès mondial. Avec comme message final : tous les paysans
du monde doivent manger à leur faim et ce n’est pas
en uniformisant l’agriculture que nous y parviendront.»
Pourquoi avoir choisi de
placer l’Agri-Village sur le Champ de Mars ?
«D’une part, la Tour Eiffel symbolise la France aux
yeux des étrangers. D’autre part, c’est l’un
des lieux les plus fréquentés de Paris. Nous espérons
que les touristes venant admirer la Tour Eiffel auront la curiosité
de s’arrêter à l’Agri-Village.»
Quels soucis connaissez-vous
au niveau de l'organisation ?
«Ce n’est pas simple car notre projet évolue
continuellement : la Mairie de Paris et les Pouvoirs publics nous
imposent régulièrement des contraintes supplémentaires.
A quatre mois de l’événement, nous n'avons encore
qu'une idée très vague de la manière dont nous
allons mettre en scène nos idées. Nous ne pensions
pas que les normes techniques seraient aussi strictes : par exemple,
que nous ne pourrions pas utiliser des chapiteaux sous prétexte
que cela réduit la fluidité d’écoulement
des visiteurs. C’est pourquoi nous nous faisons aider par
les mêmes techniciens qu’à Terre Attitude à
Pomacle. Quoi qu’il en soit, début février,
nous avons commencé à rechercher des objets, des photos
et des reportages vidéo pour aménager les maisons.»
Que retirez-vous personnellement
de l'organisation de l’Agri-Village ?
«Grâce à cette expérience, j’ai
approfondi ma réflexion sur le rapport d’orientation
d’Annecy-le-Vieux. En cherchant comment caractériser
l’agriculture de chaque continent, j’ai vraiment réalisé
que le prix mondial des produits agricoles se fait sur le dos de
l’exploitation humaine. Maintenant, je suis encore plus déterminé
pour faire passer les idées du rapport au réseau JA.»
|