LUCAS G - La goulotte universelle!
SOMMAIRE | N° 579 | Janvier 2003 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Olivier Fraisse (en blanc), lors de la réunion du vendredi 22 novembre, en fin de matinée, avec les représentants de la FCD.

 

 

 



L'évènement - Grandes et moyennes surfaces

 

Olivier Fraisse est vice-président des Jeunes agriculteurs, en charge du dossier sur la grande distribution


« A fond avec le réseau,
demain autant qu’hier »

Olivier Fraisse commente l’opération de blocage des centrales d’achat des grandes et moyennes surfaces et parle du suivi de l’action. Entretien.

Comment analysez-vous l’action des 20, 21 et 22 novembre ?

Je veux déjà retenir la force de la mobilisation. Ce fut du syndicalisme comme on l’aime, avec tout le monde sur le pont, une énergie et une volonté qui sont directement à l’origine des résultats obtenus. Je pense que l’action a correspondu à un besoin dans le réseau. Aujourd’hui, il existe une énorme solidarité sur laquelle il faut capitaliser et que nous devons
valoriser.

Que pensez-vous des résultats obtenus ?

Déjà, il faut bien se rendre compte qu’il y aura un « avant » et un « après » notre action GMS. Les relations entre les grandes surfaces et les producteurs devraient évoluer. On espère même passer d’un affrontement à un partenariat. Pour preuve du changement de discours, la grande distribution a reconnu le fait d’avoir usé de pratiques abusives et se dit prête à travailler sur la répartition de la valeur ajoutée. Du jamais vu jusqu’à présent.

Et par rapport aux pouvoirs publics ?

Nous avons arraché la promesse d’un prix minimum pour tous les produits frais en cas de crise, avec une réactivité importante. Là encore, le résultat est probant.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Le suivi est différent selon que l’on s’adresse à l’un ou à l’autre. Il nous faudra vérifier que les pouvoirs publics mettent en œuvre le texte de loi sur les prix minimums, sensibiliser les parlementaires sur l’encadrement des marges… Et par rapport à la grande distribution, le réseau, qui s’est déjà investi à fond, doit conserver sa vigilance : à lui de nous remonter les problèmes éventuels qui continueraient à se poser ; à lui encore de tisser des liens avec les consommateurs, nos meilleurs alliés dans cette affaire. Nous avons décroché un code de bonne conduite, le réseau doit continuer à travailler activement pour le faire vivre. Cela, afin d'atteindre notre objectif de vivre du prix de nos produits.