| L'évènement
- Grandes et moyennes surfaces
Olivier Fraisse est vice-président des
Jeunes agriculteurs, en charge du dossier sur la grande distribution
« A fond avec le réseau,
demain autant qu’hier »
Olivier Fraisse commente l’opération
de blocage des centrales d’achat des grandes et moyennes surfaces
et parle du suivi de l’action. Entretien.
Comment analysez-vous l’action des
20, 21 et 22 novembre ?
Je veux déjà retenir la force de la mobilisation.
Ce fut du syndicalisme comme on l’aime, avec tout le monde
sur le pont, une énergie et une volonté qui sont directement
à l’origine des résultats obtenus. Je pense
que l’action a correspondu à un besoin dans le réseau.
Aujourd’hui, il existe une énorme solidarité
sur laquelle il faut capitaliser et que nous devons
valoriser.
Que pensez-vous des résultats obtenus
?
Déjà, il faut bien se rendre compte qu’il y
aura un « avant » et un « après »
notre action GMS. Les relations entre les grandes surfaces et les
producteurs devraient évoluer. On espère même
passer d’un affrontement à un partenariat. Pour preuve
du changement de discours, la grande distribution a reconnu le fait
d’avoir usé de pratiques abusives et se dit prête
à travailler sur la répartition de la valeur ajoutée.
Du jamais vu jusqu’à présent.
Et par rapport aux pouvoirs publics ?
Nous avons arraché la promesse d’un prix minimum pour
tous les produits frais en cas de crise, avec une réactivité
importante. Là encore, le résultat est probant.
Et maintenant, que va-t-il se passer ?
Le suivi est différent selon que l’on s’adresse
à l’un ou à l’autre. Il nous faudra vérifier
que les pouvoirs publics mettent en œuvre le texte de loi sur
les prix minimums, sensibiliser les parlementaires sur l’encadrement
des marges… Et par rapport à la grande distribution,
le réseau, qui s’est déjà investi à
fond, doit conserver sa vigilance : à lui de nous remonter
les problèmes éventuels qui continueraient à
se poser ; à lui encore de tisser des liens avec les consommateurs,
nos meilleurs alliés dans cette affaire. Nous avons décroché
un code de bonne conduite, le réseau doit continuer à
travailler activement pour le faire vivre. Cela, afin d'atteindre
notre objectif de vivre du prix de nos produits.
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