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SOMMAIRE | N° 578 | Décembre 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Sommaire

 


La prime herbagère agro environnementale n’est plus un soutien au revenu, mais une aide à la protection de l’environnement.

 


Michel Joly, vice-président des Jeunes agriculteurs.

 

L'info du mois

Le rapport d'orientation 2003 est lancé

Ça y est : le thème du rapport d’orientation 2003 et ses rapporteurs ont été choisis. Même si le titre définitif du rapport n’est pas encore déterminé, la formule « paysan dans dix ans » résume bien sa problématique. Le rapport d’orientation 2003 se veut en effet prospectif : les Jeunes agriculteurs vont réfléchir sur les missions et le statut qu’ils souhaitent que les agriculteurs français aient dans les années futures, ainsi que sur le type d’exploitation agricole qu’ils espèrent voir alors dominer dans la « ferme France ». Franck Bonneval, membre du bureau des Jeunes agriculteurs, Jérôme Bossard et Stéphane Saurel, membres du conseil d’administration, assumeront la lourde tâche de rapporteur. Le rapport d’orientation sera voté par le conseil d’administration les 18 et 19 février 2003 et la tournée régionale aura lieu du 6 au 20 mars 2003. Il sera voté lors congrès
national des Jeunes agriculteurs, qui se tiendra à Vannes, dans le Morbihan, du 19 au 21 mai 2003.

 



vie syndicale

Prime à l’herbe

Non aux propositions du ministre

Les Jeunes agriculteurs jugent inadmissibles les propositions de modification de la prime à l’herbe d’Hervé Gaymard, notamment le plafonnement de l’aide et son incompatibilité avec les CTE.

 

«Les Jeunes agriculteurs ont claqué la porte de la dernière réunion avec le ministre de l’Agriculture sur la prime à l’herbe : Hervé Gaymard n’a en effet pas changé de discours depuis le Sommet de l’élevage, où il avait proposé de modifier, de manière importante, le dispositif.
Appelée prime herbagère agro-environnementale (PHAE), cette aide ne serait plus un soutien au revenu, mais serait destinée, comme son nom l’indique, à la protection de l’environnement. « Certes, Hervé Gaymard a promis que les bénéficiaires de l’ex-prime à l’herbe et les jeunes agriculteurs évincés du système depuis deux ans toucheront la PHAE et que les critères d’accès – 75 % de la SAU en surface en herbe, chargement de 1,4 UGB/ha sur les prairies – resteront inchangés, indique Michel Joly, vice-
président des Jeunes agriculteurs. Mais les pouvoirs publics veulent faire des économies budgétaires. La revalorisation de la PHAE de 70 % en moyenne, annoncée par le ministre de l’Agriculture, n’est qu’un trompe-l’œil : le plafonnement de l’aide à 27 000 E et l’interdiction de cumuler cette mesure avec un Contrat territorial d’exploitation (CTE) visent bel et bien à limiter les dépenses agricoles. »
Les Jeunes agriculteurs veulent que la revalorisation de la PHAE s’accompagne d’une augmentation du plafond et trouvent injuste d’empêcher les producteurs de bénéficier à la fois de la PHAE et des mesures contenues dans les CTE. En outre, Hervé Gaymard entend régionaliser la PHAE, voire la départementaliser, ce qui risque de générer des distorsions entre les régions et les départements au niveau des montants d’aide perçus, du nombre de demandes de prime acceptées, voire des critères d’accès.
« En tous cas, l’accroissement du plafond de l’aide et la possibilité de cumuler CTE et PHAE sont des points sur lesquels les Jeunes agriculteurs ne céderont pas », conclut Michel Joly. Le fait d’avoir claqué la porte de la réunion avec Hervé Gaymard, mardi 12 novembre, semble avoir porté ses fruits : ce dernier aurait changé d’avis et autoriserait les agriculteurs à contracter un CTE et à percevoir, en même temps, la PHAE. Affaire à suivre…

 

Mobilisation syndicale sur les centrales d’achat des GMS
Les Jeunes agriculteurs en appellent aux Pouvoirs publics et protestent contre les pratiques commerciales agressives des grands groupes de distribution, qui profitent du pouvoir généré par leur situation de quasi-monopole : mise en place de promotions dès le début de la campagne, achat des denrées agricoles à un prix abusivement bas puis vente aux consommateurs à un prix élevé, demande de ristournes ou autres avantages sous prétexte de services de coopération commerciales, avec menace de déréférencement en cas de refus (les fameuses marges arrières qui peuvent représenter plus de 30 % du prix de vente des produits agricoles).

En octobre, les agriculteurs bloquaient la centrale d'achat Socamaine Leclerc de Champagné, dans la Sarthe.
Face à cette situation et à l’échec des négociations engagées jusqu'alors avec les distributeurs, les JA ont décidé d’organiser avec les aînés, une action syndicale nationale de blocage des centrales d’achat. Cette opération ayant débuté au moment du bouclage de ce numéro, nous en rendrons compte dans le suivant.