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SOMMAIRE | N° 577 | Novembre 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Le point de vue du jeune agriculteur

Olivier Masson
à Avant-les-Marcilly (Aube)

«Une belle rentabilité mais un avenir incertain»

 

Olivier Masson fait partie des 700 producteurs de chanvre répertoriés en France et répartis principalement dans l’Aube (65 % des ha), la Sarthe, le Loiret et le Maine-et-Loire. « Dans mon village, nous étions plusieurs agriculteurs à être attirés par la production de chanvre, note-t-il. Cependant, nous hésitions à nous lancer tant les investissements sont lourds en matériel et en bâtiment. Nous avons donc décidé de créer une Cuma pour limiter les dépenses en machines et nous entraider pour la récolte, celle-ci étant très exigeante en main-d’œuvre. Jusqu’en 2000, la coopérative La chanvrière de l’Aube m’attribuait un volume de production annuelle de 150 t qui est passé, depuis lors, à 200 t. Le nombre d’hectares semés dépend donc du rendement de la récolte précédente : si ce dernier entraîne une sous-réalisation du tonnage fixé par la coopérative, il faut implanter des hectares supplémentaires à la campagne suivante pour rattraper le retard ; dans le cas inverse, les producteurs sont obligés de diminuer la surface consacrée au chanvre. En moyenne, mon exploitation compte 25 ha de chanvre. L’avantage essentiel de cette culture tient à sa rentabilité économique. En 2001, la tonne de chanvre a été valorisée 61e et le quintal de graines 30,5 e. Ma marge brute à l’hectare s’est élevée à 1 400 e, à comparer à 900 E pour le pois protéagineux, par exemple. De plus, le chanvre est un très bon précédent cultural et la charge de travail se limite au semis et à la récolte. Mais l’avenir de cette production reste incertain, la Commission européenne menaçant de supprimer l’aide aux transformateurs de 90 e/t. »