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DOSSIER
Valorisations non alimentaires
Fibres naturelles :
Le lin revient à la mode
Les surfaces en lin ont beaucoup progressé ces dernières
années. Un regain dintérêt lié
à lapparition de nouveaux débouchés.
Avec près de 68 000 hectares de lin en 2001, soit 80 % des
surfaces européennes, la France se classe au 3e rang mondial,
et arrive en 1ère position pour la production de lin teillé
(64 000 t en 2002) et pour la qualité des fibres. Concentrée
en Normandie (60 % de la production), en Picardie et dans le Nord
Pas-de-Calais, car adaptée aux climats tempérés
et humides, la production de lin augmente régulièrement
depuis 1998 de 43 708 ha à 67 961 en 2001 en
raison dune forte demande sur le marché du textile,
principal débouché de cette culture. «La délocalisation,
depuis 1995, de 50 à 60 % des filatures en Chine a fait baisser
fortement le prix des vêtements en lin, précise Christophe
Mallet de lAssociation générale des producteurs
de lin. Alors que le prix de vente du lin teillé est resté
identique, celui des vêtements a été divisé
par trois. »
Tributaire du textile
Par ailleurs, la finesse, la douceur, les propriétés
anallergiques et lexcellente prise de couleur de la fibre
de lin sont actuellement très appréciées des
couturiers. « La croissance de la demande en lin sur le marché
international sexplique aussi par les nombreuses actions de
promotion, gérées et financées par la production
elle-même, ajoute Christophe Mallet. Ses propres stylistes
inventent de nouveaux produits et exercent une influence sur la
mode. » Autre avantage des fibres de lin : leur côté
naturel et écologique (la production de lin exige peu de
traitement phytosanitaire), très bien vu du consommateur.
Même si la solidité, le pouvoir absorbant et la stabilité
du lin aux variations de températures et dhumidité
lui offre dautres débouchés que lhabillement
comme le linge de maison (nappes, torchons, draps
), lameublement
(revêtements muraux, de canapé
) et les usages
techniques (bâches, sacs postaux), cette production demeure
tributaire du marché du textile. « Le lin reste une
culture de niche puisque la consommation mondiale nest que
de 1,5 % de lensemble des textiles, commente Christophe Mallet.
Cest pourquoi, à lavenir, les surfaces semées
devraient plafonner aux environs de 70 000 ha. Les perspectives
de développement se situent plutôt dans la création
de nouveaux produits dérivés du lin. » Ainsi,
depuis trois ans, les étoupes de lin commencent à
être utilisées comme isolant, notamment dans les portières
de voiture.
Le lin, une culture
tournée vers le textile
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