Les fongicides mesostemiques de Bayer Agro
SOMMAIRE | N° 577 | Novembre 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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A la récolte du lin, la paille reste au champ pour que les microorganismes décomposent, en partie, les gommes qui lient les fibres entre elles : c’est le rouissage.

 

 

 


Le textile représente 61 % des débouchés du lin.

 

 



DOSSIER

Valorisations non alimentaires

Fibres naturelles :
Le lin revient à la mode

Les surfaces en lin ont beaucoup progressé ces dernières années. Un regain d’intérêt lié à l’apparition de nouveaux débouchés.

Avec près de 68 000 hectares de lin en 2001, soit 80 % des surfaces européennes, la France se classe au 3e rang mondial, et arrive en 1ère position pour la production de lin teillé (64 000 t en 2002) et pour la qualité des fibres. Concentrée en Normandie (60 % de la production), en Picardie et dans le Nord Pas-de-Calais, car adaptée aux climats tempérés et humides, la production de lin augmente régulièrement depuis 1998 – de 43 708 ha à 67 961 en 2001 – en raison d’une forte demande sur le marché du textile, principal débouché de cette culture. «La délocalisation, depuis 1995, de 50 à 60 % des filatures en Chine a fait baisser fortement le prix des vêtements en lin, précise Christophe Mallet de l’Association générale des producteurs de lin. Alors que le prix de vente du lin teillé est resté identique, celui des vêtements a été divisé par trois. »

Tributaire du textile

Par ailleurs, la finesse, la douceur, les propriétés anallergiques et l’excellente prise de couleur de la fibre de lin sont actuellement très appréciées des couturiers. « La croissance de la demande en lin sur le marché international s’explique aussi par les nombreuses actions de promotion, gérées et financées par la production elle-même, ajoute Christophe Mallet. Ses propres stylistes inventent de nouveaux produits et exercent une influence sur la mode. » Autre avantage des fibres de lin : leur côté naturel et écologique (la production de lin exige peu de traitement phytosanitaire), très bien vu du consommateur.
Même si la solidité, le pouvoir absorbant et la stabilité du lin aux variations de températures et d’humidité lui offre d’autres débouchés que l’habillement comme le linge de maison (nappes, torchons, draps…), l’ameublement (revêtements muraux, de canapé…) et les usages techniques (bâches, sacs postaux), cette production demeure tributaire du marché du textile. « Le lin reste une culture de niche puisque la consommation mondiale n’est que de 1,5 % de l’ensemble des textiles, commente Christophe Mallet. C’est pourquoi, à l’avenir, les surfaces semées devraient plafonner aux environs de 70 000 ha. Les perspectives de développement se situent plutôt dans la création de nouveaux produits dérivés du lin. » Ainsi, depuis trois ans, les étoupes de lin commencent à être utilisées comme isolant, notamment dans les portières de voiture.

Le lin, une culture tournée vers le textile