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vie syndicale
La révision à mi-parcours de la
Pac
Une baisse de revenu inéluctable
Les Jeunes agriculteurs continuent de dénoncer
lincidence sur le revenu agricole de la réforme de
la Pac proposée par Franz Fischler.
Les premières simulations des conséquences, sur le
revenu agricole, des propositions de réforme de la Pac de
Franz Fischler (réalisées par la chambre dAgriculture
du Centre) confortent les craintes des Jeunes agriculteurs : tous
les secteurs de production vont subir des baisses substantielles
de revenu. « Selon cette analyse, la diminution des prix et
des aides directes prévue dans le projet Fischler va faire
chuter le revenu des producteurs de céréales et doléoprotéagineux
de 75 à 105 E/ha, explique François Vanier, vice-président
des Jeunes agriculteurs. La détérioration du revenu
atteindrait 46 à 69 E/ha en bovins viande et 23 à
73 E/ha pour les bovins laitier, après 2006, sans compter
la disparition des majorations mensuelles, de la jachère
industrielle et les effets du découplage. »
Non au découplage
Le découplage des aides directes de la production, envisagé
par Bruxelles, risque, lui aussi, daffecter le revenu des
agriculteurs et, en plus, de déréguler complètement
les filières agricoles. « Une aide unique par exploitation,
déconnectée de la production, établie en fonction
des paiements historiques et divisée par le nombre dhectares
éligibles, lierait les agriculteurs qui sèment des
cultures non subventionnées , (NDLR : par exemple,
les légumes de plein champ) à leurs acheteurs, déplore
François Vanier. Ces agriculteurs seraient alors totalement
soumis aux baisses de prix décidées par leurs clients.
» De plus, les producteurs percevant des aides historiques
pourraient accepter de produire à un prix inférieur
leurs cultures.
Cest pourquoi ladhésion au découplage
des aides du Français Joseph Daul, député européen
et président de la commission parlementaire de lagriculture,
indigne les Jeunes agriculteurs, comme dailleurs celle des
Pays-Bas, qui prônent une réforme profonde et immédiate
de la Pac affirmant quil serait « ironique que les pays
candidats à lélargissement de lUnion européenne,
alors quils font le pas vers une Europe libre et libérale,
courent le risque de devoir réintroduire une politique qui
ressemble aux modèles économiques du passé
».
« Ce libéralisme contre lequel nous nous battons nest
pas source de progrès, loin sen faut ; il signifie
plutôt revenir à lâge de pierre où
le plus fort impose sa loi au plus faible, renchérit François
Vanier. LEtat et lEurope doivent assumer leur fonction
régalienne. Ils fixent le Smic et ils ont le devoir de permettre
aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail. Loin
dêtre une vision passéiste, cest au contraire,
laboutissement de lévolution humaine. »
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