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ÉDITO
Consommateurs, agriculteurs,
même combat !
Les propositions du commissaire Fischler sont tombées. Plus
que jamais, nous devons promouvoir notre projet. Dès le 16
juillet, au lendemain du Conseil des ministres européens,
nous avons manifesté directement auprès de Franz Fischler
notre détermination à garder une agriculture diversifiée
avec des paysans nombreux et vivant du prix de leurs produits. Nous
rejetons le projet Fischler et avons des arguments pour cela. En
effet, la poursuite de la logique libérale fondée
sur la baisse des prix et louverture au marché mondial
prônée par la Commission tourne le dos à notre
projet. Au contraire, nous, Jeunes agriculteurs, nous pensons que
seule une politique de prix rémunérateurs peut concilier
un revenu décent pour les agriculteurs et les réponses
aux attentes de nos concitoyens en terme de qualité, denvironnement,
ou daménagement du territoire
A nous, donc, de
communiquer notre projet. Déjà chez nous, dans le
réseau. Ensuite vers lopinion publique et les médias.
Avoir lopinion publique avec soi est essentiel. Nous avons
les mêmes intérêts que les consommateurs. Pour
nous, cest une évidence, mais la situation est telle
que nous sommes dans lobligation de lexpliquer. Et de
convaincre. On ne simprovise pas communicants, alors faisons
ce que nous savons faire : multiplions les visites dexploitation
et les opérations grand public, créons des liens avec
les journalistes certains nous ont dénigrés
hier, dautres nous aideront demain à travers
des rencontres informelles, utilisons nos outils comme le mémorandum,
nos analyses de la réforme ou, tout simplement, JA magazine
Faisons valoir la raison auprs
des grandes surfaces, pour le bien de tous, consommateurs et agriculteurs
Créer un axe avec les consommateurs devient également
indispensable pour régler les crises conjoncturelles. Prenons
celles de cet été, qui touchent tant les fruits et
légumes que la viticulture. Elles ont un point commun : les
grandes et moyennes surfaces (GMS). Les consommateurs sont les premiers
concernés par cette crise. Les prix que doivent payer les
clients des grandes surfaces sont toujours plus hauts, ceux qui
sont versés aux producteurs toujours plus bas. La valeur
ajoutée
de nos produits ne remplit que les poches des intermédiaires.
Faisons valoir la raison auprès des grandes surfaces, pour
le bien de tous, consommateurs et producteurs.
Répondre aux attentes des consommateurs passe aussi par le
renouvellement des générations. Nous devons veiller
à ce quun contexte propice à linstallation
persiste au fil du temps. Aujourdhui, les menaces sont multiples,
lourdes, plus fortes peut-être quelles nont jamais
été. Ce nest certainement pas le moment de baisser
les bras, au contraire ! Lavenir de lagriculture, du
métier que nous avons choisi et qui nous tient à cur,
cest linstallation. Nous ne pouvons pas laisser se dégrader
davantage la situation sous peine de voir les jeunes se tourner
inexorablement vers dautres horizons
Toutes les conditions
indispensables à l'exercice de notre métier doivent
donc être réunies : une politique agricole fondée
sur les hommes, des prix rémunérateurs, une véritable
politique de renouvellement de générations qui passe
par :
- la promotion de notre métier,
- une vraie dynamique de transmission,
- l'engagement de tous au niveau local,
- un dispositif d'installation axé sur les besoins du jeune
agriculteur.
Pour continuer à vivre du prix de nos produits, mobilisons-nous,
ici et maintenant.
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