|
actualité
France
Loi sur l'eau
Une application régionalisée
Le projet de la précédente majorité
ne sera pas reconduit.
De nouvelles consultations vont être amorcées.
Le projet de loi sur leau adopté par la précédente
majorité en janvier 2001 est abandonné. Il était,
selon Roselyne Bachelot, ministre de lEcologie et du Développement
durable, une «usine à gaz», un texte «insatisfaisant»,
avec les «principes faibles et nébuleux». Hervé
Gaymard a précisé quil allait reprendre rapidement
les « procédures de consultation générale
».
Cette rapidité, cest Bruxelles qui lexige. Tout
doit être conforme à la directive européenne
sur leau fin 2003, décrets dapplication compris.
La nouvelle loi devrait donc être adoptée au plus tard
en juin prochain.
Ceci dit, passées les inévitables passes darmes
politiques entre ancienne et nouvelle majorité, cette future
loi ne devrait pas être si différente de lancienne.
Il y a de bons principes à conserver, estime le ministère
de lEcologie : « il ny aura pas de remise en cause
des objectifs, tant en quantité quen qualité
». A commencer par le principe du « pollueur-payeur
», qui conduira, dans la logique de la directive européenne,
à maintenir la taxe azote.
La nouveauté pourrait être dans une gestion régionalisée
de la ressource en eau. La montée en puissance de la régionalisation
est un thème dominant du discours politique de Jean-Pierre
Raffarin. La future loi sur leau devrait donc sintégrer
dans cette nouvelle réalité régionale, laquelle
comporterait, est-il envisagé, un « droit à
lexpérimentation ». Dans un tel cas, Josselin
de Rohan, président du Conseil régional de Bretagne,
a déjà fait savoir que sa région serait candidate
pour « tenter lexpérience » dune
application régionalisée de la loi sur leau.
|