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Grandes cultures
Colza
Contrer les maladies dès
limplantation
Sclérotinia et phoma mais aussi oïdium,
cylindrosporiose ou alternaria
le colza est une culture assez
sensible aux maladies. Pour maintenir un couvert sain jusquà
la récolte, il est conseillé de combiner plusieurs
méthodes de lutte.
DLa maladie la plus préjudiciable au colza est sans doute
le sclérotinia, avec des pertes de rendement en cas dattaques
qui peuvent dépasser les 10 q/ha. Le sclerotinia est aussi
une maladie présente dans lensemble des zones de production
du colza. « Malheureusement, il nexiste pas de variétés
tolérantes au sclerotinia, indiquent les techniciens du Cetiom.
La seule solution est dappliquer un traitement fongicide dès
la chute des premiers pétales, environ huit jours après
le début de la floraison. » Le Cetiom conseille cependant
aux agriculteurs déviter le recours aux traitements
systématiques. Pour cela, plusieurs pistes de raisonnement
ont été mises en uvre : les avertissements agricoles,
les grilles de décision et, tout récemment, les kits
de détection. Ceux-ci permettent de capturer les spores présents
dans une parcelle et de stimuler leur développement très
rapidement. La technique permet de détecter très tôt
le potentiel infectieux de la maladie et dinformer les agriculteurs
du risque sclérotinia.
Depuis 1994, des situations de sclérotinia résistants
à la carbendazime ont été observées
ponctuellement en particulier dans le Nord-Est, le Centre et lAuvergne.
Dans ce cas, le Cetiom recommande dabandonner les traitements
à base de carbendazime et opter pour les produits à
base dimides (procymidone, vinchlozoline ou iprodione).
Le phoma, apparu beaucoup plus récemment dans les zones de
production du colza, peut aussi provoquer des dégâts
importants. Contre ce champignon qui se conserve dans les pailles,
le Cetiom conseille de combiner plusieurs solutions. Il incite dabord
les agriculteurs à enfouir les pailles de colza après
la récolte pour détruire les spores et limiter les
contaminations futures. Il leur conseille aussi de semer tôt
pour que le colza atteigne une taille suffisante au moment des risques
de contaminations. Le Cetiom insiste également sur le choix
impératif de variétés à bon comportement
vis-à-vis du phoma (variétés très peu
sensibles) car la lutte chimique reste limitée.
« Une intervention à lautomne avec un fongicide
est possible, remarque le Cetiom, mais pour être efficaces
et surtout rentables, les traitements doivent être appliqués
au moment précis de la contamination. Seuls les avertissements
agricoles permettent de prévoir avec précision cette
date. » Pour Jean-Pierre Palleau du Cetiom, la préparation
de sol du colza doit aussi être soignée. La présence
dun mulch de paille en cas de culture sans labour, allonge
lhypocotyle des plantes et les rend plus sensibles au phoma.
Contrôler par
l'intervention fongicide
Dautres maladies peuvent aussi se manifester sur le colza.
Loïdium, par exemple, surtout présent dans le
sud de la France peut être maîtrisé grâce
à un traitement au Punch CS ou Eria. Le mildiou qui sattaque
ponctuellement au colza, est difficile à contrôler
en végétation. Dans les régions régulièrement
infestées,
le Cetiom conseille dutiliser des semences traitées
avec Apron 35. Cylindrosporiose, pseudocercosporella et alternaria
peuvent aussi infester les parcelles de colza, trois maladies qui
peuvent être contrôlées par une intervention
fongicide.
Béatrice Carlier
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