Les fongicides mesostemiques de Bayer Agro
SOMMAIRE | N° 574 | Juillet/Août 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Sommaire


La sélection a permis l’obtention de variétés très peu sensible aux maladies.

 

 

 

 

Le point de vue du jeune agriculteur
« Je surveille le phoma
et le sclérotinia »

 

 

 

 

 

 


Les kits de détection du sclérotinia permettent de détecter très tôt le potentiel infectieux de la maladie.

 



Grandes cultures

Colza

Contrer les maladies dès l’implantation

Sclérotinia et phoma mais aussi oïdium,
cylindrosporiose ou alternaria… le colza est une culture assez sensible aux maladies. Pour maintenir un couvert sain jusqu’à la récolte, il est conseillé de combiner plusieurs méthodes de lutte.

DLa maladie la plus préjudiciable au colza est sans doute le sclérotinia, avec des pertes de rendement en cas d’attaques qui peuvent dépasser les 10 q/ha. Le sclerotinia est aussi une maladie présente dans l’ensemble des zones de production du colza. « Malheureusement, il n’existe pas de variétés tolérantes au sclerotinia, indiquent les techniciens du Cetiom. La seule solution est d’appliquer un traitement fongicide dès la chute des premiers pétales, environ huit jours après le début de la floraison. » Le Cetiom conseille cependant aux agriculteurs d’éviter le recours aux traitements systématiques. Pour cela, plusieurs pistes de raisonnement ont été mises en œuvre : les avertissements agricoles, les grilles de décision et, tout récemment, les kits de détection. Ceux-ci permettent de capturer les spores présents dans une parcelle et de stimuler leur développement très rapidement. La technique permet de détecter très tôt le potentiel infectieux de la maladie et d’informer les agriculteurs du risque sclérotinia.
Depuis 1994, des situations de sclérotinia résistants à la carbendazime ont été observées ponctuellement en particulier dans le Nord-Est, le Centre et l’Auvergne. Dans ce cas, le Cetiom recommande d’abandonner les traitements à base de carbendazime et opter pour les produits à base d’imides (procymidone, vinchlozoline ou iprodione).
Le phoma, apparu beaucoup plus récemment dans les zones de production du colza, peut aussi provoquer des dégâts importants. Contre ce champignon qui se conserve dans les pailles, le Cetiom conseille de combiner plusieurs solutions. Il incite d’abord les agriculteurs à enfouir les pailles de colza après la récolte pour détruire les spores et limiter les contaminations futures. Il leur conseille aussi de semer tôt pour que le colza atteigne une taille suffisante au moment des risques de contaminations. Le Cetiom insiste également sur le choix impératif de variétés à bon comportement vis-à-vis du phoma (variétés très peu sensibles) car la lutte chimique reste limitée.
« Une intervention à l’automne avec un fongicide est possible, remarque le Cetiom, mais pour être efficaces et surtout rentables, les traitements doivent être appliqués au moment précis de la contamination. Seuls les avertissements agricoles permettent de prévoir avec précision cette date. » Pour Jean-Pierre Palleau du Cetiom, la préparation de sol du colza doit aussi être soignée. La présence d’un mulch de paille en cas de culture sans labour, allonge l’hypocotyle des plantes et les rend plus sensibles au phoma.

Contrôler par l'intervention fongicide

D’autres maladies peuvent aussi se manifester sur le colza. L’oïdium, par exemple, surtout présent dans le sud de la France peut être maîtrisé grâce à un traitement au Punch CS ou Eria. Le mildiou qui s’attaque ponctuellement au colza, est difficile à contrôler en végétation. Dans les régions régulièrement infestées,
le Cetiom conseille d’utiliser des semences traitées avec Apron 35. Cylindrosporiose, pseudocercosporella et alternaria peuvent aussi infester les parcelles de colza, trois maladies qui peuvent être contrôlées par une intervention fongicide.

Béatrice Carlier