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SOMMAIRE | N° 574 | Juillet/Août 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Plan d’urgence en Beaujolais

L’interprofession du vignoble le plus populaire de France s’alarme de l’écart croissant entre la production et le marché et propose des solutions d’urgence.

C’est un plan d’urgence que vient de présenter l’UIBV (Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais) au ministère de l’Agriculture : le retrait de 100 000 hectolitres (l’équivalent de 13 millions de bouteilles), pour dégager les capacités de stockage en prévision des vendanges 2002. Ce surplus, qui représente 7 % de la récolte, ne devrait pas être déclassé en vin de table, pour ne pas aggraver la crise de surproduction déjà sévère dans cette catégorie, mais distillé, transformé en vinaigre, ou tout simplement détruit ; ce retrait devrait être, selon l’interprofession, indemnisé 70 euros l’hectolitre, soit un total de 7 millions d’euros, pour l’essentiel à la charge de l’Etat. Le ministère de l’Agriculture devrait faire connaître sa réponse début juillet.
Cette crise est maintenant structurelle, due à une distorsion croissante entre une production dopée depuis quelque temps par la vogue internationale du beaujolais nouveau (plus 2,5 % encore en 2001, 50 % de la production exportée), et un marché qui s’essoufle pour les beaujolais génériques de garde, d’autant plus que le dernier millésime s’est avéré très moyen.
En échange de ce dégagement d’urgence, l’UIVB propose des mesures à plus long terme : moins de quantité et plus de qualité, renforcement des conditions d’agrément, renonciation aux 60 hectares de nouvelles plantations autorisées actuellement. Le vignoble beaujolais couvre 22 500 hectares et fait vivre plus de 3 600 exploitations.