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actualité
France
Céréales
Fin de campagne catastrophique
ELa campagne céréalière sachève
sur une note bien pessimiste : les exportations vers les pays tiers,
mais aussi vers lEurope, ont fortement chuté, avec
pour corollaire une dégradation préoccupante des prix,
les cours en départ zone de production se situant en dessous
de lintervention. Une situation qui devrait s'aggraver pour
la prochaine campagne, si lUnion européenne continue
sa politique de lautruche.
Ainsi, les ventes de blé vers les pays tiers accusent une
baisse de presque 40 % et, plus inquiétant, celles vers les
Etats-membres sont en recul de 35 %. Par conséquent, le stock
de report va augmenter de 192 000 t par rapport à lan
dernier, alors que lensemble des ressources natteint
que 30,8 millions de t, soit 7,4 millions de t de moins quen
2000-2001. A lorigine de ces perturbations : les pays de la
Mer Noire, en particulier la Russie et lUkraine, qui, forts
dune excellente récolte, ont pris des marchés
jusqu'alors français dans le Maghreb mais aussi
en Italie et en Espagne. La suppression, par la Commission, de la
taxe de 10e/t sur les céréales en provenance de ces
pays a grandement favorisé cette concurrence déloyale.
De plus, selon lOffice national interprofessionnel des céréales
(Onic), lUnion fait même fi des accords de Marrakech,
qui prévoient une protection tarifaire à hauteur de
155 % du prix dintervention.
Si Bruxelles refuse de rétablir une protection communautaire
efficiente, les prix vont encore dégringoler pendant la prochaine
campagne : les premières estimations annoncent déjà
une diminution de 10 $/t comparé aux cours actuels. La solution
proposée par lOnic serait dutiliser, dans le
calcul des droits dimportation, les cotations Odessa en vigueur
pour ces Etats.
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