JA - Contactez-nous!
SOMMAIRE | N° 574 | Juillet/Août 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
Contact   Accueil   Archives   Recherche


Sommaire


Bernard Layre avec Mohammed Driss, le président des agriculteurs égyptiens, lors du congrès de la Fipa, au Caire, fin mai 2002.

 

L’info du mois


L'idée des marchés régionaux protégés avance

Que le projet d’arrêté Zes (Zone en excédent structurel), dont la signature est prévue pour fin juin 2002, va, s’il est appliqué en l’état, mettre en péril la situation économique de beaucoup d’exploitations bretonnes ; en particulier, les structures de taille moyenne et restreinte, déjà éprouvées par les crises successives, n’auront pas la capacité financière pour réaliser les investissements exigés par ces nouvelles réglementations. Les JA de Bretagne sont conscients qu’ils doivent agir pour préserver la qualité de l’eau, mais ils demandent une pause dans les réglementations pour pouvoir mettre en place progressivement et correctement les mesures déjà en vigueur. En outre, ces arrêtés Zes, qui vont accentuer les cessations précoces d’activité et qui remettent en cause l’installation, le maintien du potentiel de production et du modèle d’exploitation familiale, risquent de freiner l’engagement actuel des agriculteurs en matière de protection de l’environnement. Les JA de Bretagne entendent donc rencontrer les Conseillers généraux pour leur expliquer l’impact catastrophique, qu’exerceront ces arrêtés Zes sur l’agriculture régionale.

(Communiqués des JA de la région Bretagne du 15 et du 17 mai 2002)

 



vie syndicale

De la présidence du comité jeune Fipa au congrès mondial...

Un positionnement international
pour les Jeunes agriculteurs

Le comité jeune de la Fipa vient de naître, avec Bernard Layre à sa présidence.
Contexte et enjeux avec, en ligne de mire, le congrès mondial organisé à Paris en juin 2003.

Il y a deux ans déjà, au congrès de la Fipa (fédération internationale des producteurs
agricoles) à Hanovre, les JA avaient pris date en renforçant leurs positions internationales pour dénoncer le système commercial actuel qui lèse les producteurs dans les pays développés sans pour autant pemettre aux pays pauvres de survivre. Ils avaient notamment proposé la création d’un comité de jeunes au niveau mondial pour défendre leurs spécificités et donner leur vision sur les dossiers internationaux.
Cette demande vient d’être suivie d’effet, depuis le mois de mai, au 35e congrès de la Fipa, au Caire cette fois. Un congrès qui a réuni une trentaine de pays, industrialisés comme en développement, et répartis sur les cinq continents. Le comité jeune de la Fipa a donc vu le jour. Son premier président, pour un mandat de deux ans, est Bernard Layre.
Il fixe ainsi les cinq orientations majeures jusqu’en 2004 : « Notre premier objectif est de définir les bases de travail qui permettront d’assurer la souveraineté alimentaire mondiale. Ensuite, nous voulons bien sûr participer aux propositions dans le cadre des négociations à l’OMC. Dans le même temps, il nous appartient de resserrer les liens, d’échanger nos expériences, nos programmes, et de renforcer ou créer les réseaux du syndicalisme jeune dans les pays. Nous voulons aussi accompagner les programmes de développement (en dressant l’état des nécessités et en recherchant les ressources). Enfin, nous chercherons à faire entendre nos revendications sur le dossier de l’installation et de la transmission. »
Dans sa mission, Bernard Layre est secondé par trois vice-présidents, un Argentin, un Congolais et un Japonais. « Chacun doit créer un groupe sur son continent », précise Bernard Layre, déterminé car « partout dans le monde, dans les pays industrialisés ou non, le nombre d’agriculteurs baisse, le plus souvent en même temps que le revenu par agriculteur : on assiste à un nouvel exode agricole… ».
L’objectif suprême reste « l’équilibre alimentaire mondial, qui impose que tous les paysans puissent vivre de leur métier ».

Le congrès mondial, première étape du comité jeune de la Fipa

Le bureau du comité jeune se réunira à Paris lors du Salon de l’agriculture pour faire le point sur son action sur les cinq orientations, et la rendre médiatique. Mais la première réelle grande étape qu’il s’est fixée est l’organisation du congrès mondial des jeunes
agriculteurs, du 11 au 15 juin 2003 au Carrousel du Louvre à Paris. « Son programme reste à peaufiner », prévient Bernard Layre, qui doit encore consulter avant de l'entériner. Mais l’idée est de débattre sur l’installation, ce domaine spécifique à tous les jeunes agriculteurs, et sur la souveraineté alimentaire mondiale… Et surtout de communiquer le résultat de ces débats auprès du grand public, pour que « commence la reconnaissance de la diversité des agricultures, à travers des opérations de communication événementielles ». Celles-ci devraient avoir lieu tout près du Carrousel.
« Ce congrès mondial arrive à point nommé dans la réflexion des jeunes agriculteurs
mais aussi en matière de positionnement sur l’échiquier international, puisque nous serons en pleine négociation de l’Organisation mondiale du commerce, commente Bernard Layre en conclusion. Il est pour nous essentiel que les jeunes aient une position majoritairement unie car, à tous les niveaux, nous représentons l’avenir de la profession et la pérennisation du métier. »
Dans la toile internationale que le syndicat des Jeunes agriculteurs est en train de tisser, le congrès mondial représente un événement majeur. Jeunes Agriculteurs Magazine reviendra, bien sûr, sur son programme précis et sera un relais de ses communications.