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SOMMAIRE | N° 574 | Juillet/Août 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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La conférence de presse au siège des Jeunes agriculteurs à Paris : Thierry Uhlmann, Philippe Meurs, Marianne Dutoit, Jean-Luc Duval, Benoît Fayol et Philippe Vignon.

 


Plus d’une vingtaine de journalistes nationaux ont retranscrit les informations données le 12 juin.



le porte-voix

Comment communique-t-on pour un congrès ?

Comment peut-on profiter de l’organisation d’un événement comme le congrès des Jeunes agriculteurs pour communiquer vers l’extérieur ? L’exemple de cette année, en Dordogne.

Un congrès comme celui des Jeunes agriculteurs mobilise et fait parler de lui. Il réclame des moyens, qui eux-mêmes nécessitent des partenaires, et tout ce déploiement d’énergies, de bonnes volontés et aussi, bien sûr, du nerf de la guerre – les fonds – mérite sans conteste d’être mis en valeur, et surtout de contribuer à améliorer l’image de l’agriculteur. Et, en matière de communication, ce qui vaut pour le congrès peut ensuite être décliné pour d’autres événements d’envergure.
Il s’agit ainsi, en premier lieu, de faire connaître l’existence du congrès. La première annonce, au niveau local, date d’il y a presque un an, quand, au mois d’août, la décision fut dévoilée lors de la finale départementale de labour. Ensuite, au mois de janvier dernier, une nouvelle couche fut donnée par l’intermédiaire de la presse à l’occasion de
l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs de Dordogne : tous les journaux locaux ont alors relayé l’information. Notons que, s’il n’y avait pas eu d’assemblée générale, une conférence de presse six mois en amont eût sans doute été nécessaire. Car ce faisant, l’objectif est de susciter l’intérêt déjà auprès des médias locaux, qui deviennent les premiers relais de la diffusion de l’info : tous les journalistes du cru s’apprêtent à vivre chez eux un événement et en sont ravis, sans parler de ceux qui, en prime, comptent profiter de l’aubaine pour vendre des articles à la presse nationale. En leur donnant la primeur, on leur offre un marché, et on peut être assurés de leur intérêt et d’une couverture qui valorisera le terroir.

Affichage, conférences de presse…

Une autre forme de communication concerne le dialogue avec ceux qui sont appelés à devenir les partenaires, les coopératives ou autres OPA. « Pour la soirée du mardi, explique Philippe Vignon, président du comité d’organisation, nous voulions ouvrir le
dîner au grand public. Mais nos partenaires se sont montré tellement intéressés, réservant chacun 5, 10 ou 20 places, que nous ne pouvions aller au-delà. »
Il a donc fallu trouver un autre dispositif pour le grand public. Sur Périgueux même, il est sensibilisé par des interventions négociées avec la municipalité sur les affichages lumineux, vantant notamment les atouts du pôle régional, cet espace couvert de 400 m2 qui a eu pour vocation de faire connaître et
apprécier le terroir de la région syndicale. Des affiches, confectionnées par le CRJA (il s’appelait encore ainsi), ont été par ailleurs placardées tant en Dordogne que dans les
départements limitrophes.
Mais le média le plus important reste la presse. Près de trois semaines avant l’échéance, Philippe Vignon et Benoît Fayol, le président des JA de Dordogne, ont donné coup sur coup deux conférences de presse, l’une d’audience nationale, l’autre pour relancer l’intérêt local. Ainsi, le 12 juin au siège parisien des Jeunes agriculteurs, Jean-Luc Duval, président, Marianne Dutoit, vice-présidente en charge de l’installation, ont ajouté à la présentation régionale la touche de politique syndicale… Et c’est finalement bien là l’objectif : diffuser le message. Ils étaient accompagnés en cela de deux des rapporteurs, Philippe Meurs et Thierry Uhlmann, lesquels ont dressé les grandes lignes du rapport d’orientation 2002. Le lendemain, à Périgueux, Philippe Vignon
et Benoît Fayol s’adressaient à nouveau à la presse, locale cette fois, pour divulguer les ultimes renseignements. Car c’est un point qu’il faut avoir à l’esprit dans le discours avec les journalistes : il faut « divulguer », c’est-à-dire les intéresser en leur donnant à chaque fois de nouvelles informations.
Enfin, n’oublions pas le chapitre de la communication interne : les Jeunes agriculteurs de chaque canton se sont impliqués dans le congrès puisqu’il fallait 80 bénévoles par jour. Cette mobilisation, cette manière de travailler avec tout le monde à tous les échelons contribue aussi, sur le seul plan de la communication, à faire connaître l’événement au plus grand nombre : aucun participant n’est soumis au secret, bien au contraire !