LUCAS G - La goulotte universelle!
SOMMAIRE | N° 574 | Juillet/Août 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Sommaire


 

Une organisation
sans faille

La mise en valeur des principales productions régionales à travers la «balade des terroirs» a remporté un vif succès, auprès des congressistes, comme des non congressistes de passage près du chapiteau. Félicitations au comité d’organisation, et à son président, Philippe Vignon, pour la qualité de la manifestation et la chaleur de l’accueil.

 

Jean-Michel Lemétayer
Président de la FNSEA

« J’émets une réserve pour une marque “agriculture raisonnée” »

Le président de la FNSEA a montré sa sympathie au mouvement jeunes, appréciant le travail fourni par les JA. En fait, il montra une grande différence principalement sur un point, la création d’une marque pour l’agriculture raisonnée. Voici son point de vue : « Nous avons tout à gagner à nous investir tous dans cette démarche (NDLR : l’agriculture raisonnée). Plus nous serons nombreux, plus cette opération sera efficace en terme de communication comme en terme de revenu. J’émettrais simplement une réserve quant à votre proposition de créer une marque “agriculture raisonnée”. Celle-ci risque de semer le trouble chez le consommateur et une marque ne dure pas toujours longtemps… »

 



L’événement

36e congrès des JA à Périgueux - Discours

« Monsieur le ministre,
je vous donne 100 jours »

Jérôme Despey – Président des Jeunes agriculteurs


C«Monsieur le ministre, sachez que les Jeunes agriculteurs sont fiers de vous recevoir. Après deux années d’absence de notre ministre de tutelle à notre congrès, votre venue nous fait tout simplement plaisir. » Jérôme Despey a présenté à Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture, les positions et les attentes des Jeunes agriculteurs sur l’installation et le devenir des politiques agricoles. « Les réformes de la Pac de 1992 et de 1999 ont entraîné une baisse des prix agricoles et une augmentation du soutien par les aides directes, a-t-il déploré. En France, les aides directes représentent, en moyenne, 55 % du revenu des agriculteurs. De plus, les paysans français et européens sont confrontés à des importations massives à prix bradés, qui déstabilisent fortement les marchés. Dans une telle logique, il n’est pas étonnant que les jeunes hésitent à aller vers un métier où le travail n’est plus rémunéré à sa juste valeur. Les jeunes agriculteurs français et européens sont dans une situation de grande détresse. Nous allons dans un mur, et ce qui fait le plus mal, c’est que la Commission européenne nous y entraîne en toute conscience, en faisant même en sorte d’accélérer le mouvement juste au cas où nous aurions la force de relever la tête. Il y a un an, à Annecy-le-Vieux, on nous disait que nos idées étaient utopiques. Aujourd’hui, la vraie utopie, c’est de croire que la situation actuelle pourra perdurer encore longtemps. Notre rapport d’orientation s’inscrit dans la droite ligne de celui de l’année dernière tout en ouvrant un chantier de plus court terme autour du pouvoir de négociation des paysans au sein de leurs filières de production et de leurs organisations économiques. La volonté des Jeunes agriculteurs est, en effet, de proposer des leviers d’actions immédiatement accessibles dans la perspective d’obtenir des prix rémunérateurs ».
Pour finir, Jérôme Despey n’a pas manqué d’interpeller le ministre sur la nécessité de prendre, en urgence, des mesures contre les crises qui affectent de nombreuses productions : « Je vous propose qu’en 100 jours, nous ouvrions plus de la moitié des grands chantiers que je viens d’évoquer et que dans l’année qui vient, nous soyons en mesure de réfléchir avec vos services sur tous les dossiers qui préoccupent les jeunes agriculteurs ».

Hervé Gaymard ministre de l’Agriculture
Ses premières options

Hervé Gaymard prononçait à Périgueux son premier discours, 24 heures après l’intervention de politique générale du Premier ministre à l’Assemblée nationale. Morceaux choisis : « Il faut tout d’abord baisser les charges pesant sur le travail agricole. Les jeunes non qualifiés de 16 à 22 ans, bénéficieront, à compter du 1er juillet 2002, de contrats de travail sans charges sociales. (...) Dès la prochaine vendange, le contrat-vendanges viendra accroître la rémunération nette perçue par les salariés et permettra de cumuler cette activité saisonnière avec des périodes de suspension ou un autre emploi permanent. (...) Il faut valoriser le recours à la main-d’œuvre saisonnière en recherchant, par la négociation, une adaptation à l’application des 35 heures à cette catégorie de travailleurs. (...) Il faut assurer avant tout le renouvellement des générations selon une dynamique de projet qui dépasse la question des seules installations. (...) Nous aurons à cœur de développer la formation. (...) Nous chercherons à préserver un bon équilibre dans l’usage des espaces ruraux, donnant toute sa place à l’exploitation agricole. (...) J’ai décidé de mettre en place un conseil d’orientation et de prospective de la politique agricole, composé de personnalités issues du monde professionnel et de la société civile, d’experts des questions économiques et internationales. Ce conseil aura vocation à m’assister dans la définition et la mise en œuvre de notre stratégie agricole internationale à court et moyen terme. »