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SOMMAIRE | N° 573 | Juin 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Sommaire




«Toutes nos productions
sont engagées dans une démarche de qualité»


Philippe Vignon pense au paysage pour soutenir ses productions

 


Cyril Condemine s’interroge
sur les lourdeurs administratives

 


Pierre Saint-Amand choisit les garanties de la filière tabac

 


Christophe Geneste prône l’appellation contre la tentation du vrac

 

 



L’événement

36e congrès des JA à Périgueux

Dordogne :
Un congrès, une agriculture, des terroirs

 

Les noms font rêver. Périgord noir comme la truffe, pourpre comme le vin, ou vert ou blanc... Les grottes de Lascaux, les bastides ou autres villages fortifiés et toutes autres vieilles pierres venant se fondre dans les verts paysages. Mais la Dordogne, si elle vit effectivement beaucoup de ses capacités d’accueil, n’est pas qu’une terre touristique. Elle est celle, aussi, d’une agriculture variée, d’un terroir chatoyant. Premier département de France pour l’oie à foie gras, le tabac ou le tourisme vert, deuxième pour les fraises, les noix ou les prunes d’ente, troisième pour les veaux de boucherie, les châtaigniers... Une diversité magnifique, une richesse qui méritent qu’on les revendique. A travers les témoignages recueillis dans la terre d’accueil du prochain congrès des Jeunes agriculteurs, nous découvrons ici les enjeux pour défendre une agriculture en prise aux dangers de toutes sortes. Pour que nos papilles puissent continuer à s’émerveiller des produits de la Dordogne...

 

Reportage réalisé par
Antoine Jeandey


Pour Benoît Fayol, l’éolienne fait le printemps

 

Benoît Fayol n’est pas par hasard président des Jeunes agriculteurs du département de la Dordogne. Par la variation de ces cultures, par la structure de son exploitation – en Gaec avec ses deux frères –, il est parfaitement représentatif du tissu paysan local.
Il a 32 ans, est marié et père de deux jumeaux de 2 ans et demi. Installé depuis 1990 dans le canton de Beaumont (Périgord Pourpre) à 5 km de l’exploitation familiale, il entre sur celle-ci en Gaec avec son frère Bertrand depuis 1995, son autre frère Jérôme les rejoignant cette année, par la faveur d’un CTE ayant eu pour vertus la reconversion de terre arable en prairie, le nettoyage d’une parcelle embroussaillée, la gestion extensive des prairies ou encore l’enherbement dans les vergers.
L’exploitation se compose de 10 hectares de pruneaux d’Agen (avec une production moyenne de 5 tonnes à l’hectare), d’ovins viandes (300 brebis et agneaux label Périgord), de bovins viandes (30 broutards de blondes d’Aquitaine) plus une partie maïs.
L’originalité de l’exploitation de Benoît Fayol vient d’un drôle d’instrument élevé en 1999, et qui n’existait alors pas, dans cette utilisation, dans le Périgord.
L’éolienne qui jaillit au milieu de ses pruniers n’a aucune vocation énergétique. En l’occurrence, c’est un instrument qui permet de faire face aux situations gélives. «On en trouve en Champagne, en Vendée, ou près de Montauban, témoigne-t-il. Mais en Dordogne, c’était inédit. De fait, les financements, et le concours des banques, furent délicats. Mais je n’ai aucun regret. Cette année, par exemple, il a fait - 3 °C. La plupart des exploitations de plaine ont vu leurs pruniers geler ; pas nous. Rien que sur cette récolte, nous sommes remboursés. Cette éolienne, c’est notre assurance revenus !»
Une assurance qui, en plus de l’arrivée du petit frère, doit autoriser une qualité de vie à laquelle aspire tout agriculteur.