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Lévénement
36e congrès des JA à
Périgueux
Dordogne :
Un congrès, une agriculture,
des terroirs
Les noms font rêver. Périgord noir comme la truffe,
pourpre comme le vin, ou vert ou blanc... Les grottes de Lascaux,
les bastides ou autres villages fortifiés et toutes autres
vieilles pierres venant se fondre dans les verts paysages. Mais
la Dordogne, si elle vit effectivement beaucoup de ses capacités
daccueil, nest pas quune terre touristique. Elle
est celle, aussi, dune agriculture variée, dun
terroir chatoyant. Premier département de France pour loie
à foie gras, le tabac ou le tourisme vert, deuxième
pour les fraises, les noix ou les prunes dente, troisième
pour les veaux de boucherie, les châtaigniers... Une diversité
magnifique, une richesse qui méritent quon les revendique.
A travers les témoignages recueillis dans la terre daccueil
du prochain congrès des Jeunes agriculteurs, nous découvrons
ici les enjeux pour défendre une agriculture en prise aux
dangers de toutes sortes. Pour que nos papilles puissent continuer
à sémerveiller des produits de la Dordogne...
Reportage réalisé par
Antoine Jeandey
Pour Benoît Fayol,
léolienne fait le printemps
Benoît Fayol nest pas par hasard président
des Jeunes agriculteurs du département de la Dordogne. Par
la variation de ces cultures, par la structure de son exploitation
en Gaec avec ses deux frères , il est parfaitement
représentatif du tissu paysan local.
Il a 32 ans, est marié et père de deux jumeaux de
2 ans et demi. Installé depuis 1990 dans le canton de Beaumont
(Périgord Pourpre) à 5 km de lexploitation familiale,
il entre sur celle-ci en Gaec avec son frère Bertrand depuis
1995, son autre frère Jérôme les rejoignant
cette année, par la faveur dun CTE ayant eu pour vertus
la reconversion de terre arable en prairie, le nettoyage dune
parcelle embroussaillée, la gestion extensive des prairies
ou encore lenherbement dans les vergers.
Lexploitation se compose de 10 hectares de pruneaux dAgen
(avec une production moyenne de 5 tonnes à lhectare),
dovins viandes (300 brebis et agneaux label Périgord),
de bovins viandes (30 broutards de blondes dAquitaine) plus
une partie maïs.
Loriginalité de lexploitation de Benoît
Fayol vient dun drôle dinstrument élevé
en 1999, et qui nexistait alors pas, dans cette utilisation,
dans le Périgord.
Léolienne qui jaillit au milieu de ses pruniers na
aucune vocation énergétique. En loccurrence,
cest un instrument qui permet de faire face aux situations
gélives. «On en trouve en Champagne, en Vendée,
ou près de Montauban, témoigne-t-il. Mais en Dordogne,
cétait inédit. De fait, les financements, et
le concours des banques, furent délicats. Mais je nai
aucun regret. Cette année, par exemple, il a fait - 3 °C.
La plupart des exploitations de plaine ont vu leurs pruniers geler
; pas nous. Rien que sur cette récolte, nous sommes remboursés.
Cette éolienne, cest notre assurance revenus !»
Une assurance qui, en plus de larrivée du petit frère,
doit autoriser une qualité de vie à laquelle aspire
tout agriculteur.
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