LUCAS G - La goulotte universelle!
SOMMAIRE | N° 573 | Juin 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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actualité

Santé animale

Un réseau de surveillance mondiale

L’adhésion prochaine de la République populaire de Chine à l’Office international des épizooties parachèvera son rôle de détective sanitaire mondial.

Le gouvernement de Pékin devrait donner d’ici un an son adhésion à l’OIE, l’Office international des épizooties ; elle en sera le 63e Etat-membre. Cette adhésion est très attendue : l’immensité du pays laissait jusqu’à présent une déchirure importante dans le maillage de surveillance de la santé animale ; surveillance que la mondialisation des échanges rend de plus en plus nécessaire, on l’a vu ces dernières années avec l’ESB, la peste porcine ou la fièvre aphteuse.
La Chine populaire avait pour principe de boycotter toutes les instances qui acceptent l’adhésion de Taïwan, la rivale dont elle a toujours contesté la légitimité ; elle a dérogé à ce veto l’an dernier en adhérant à l’OMC, et semble prête à poursuivre dans cette voie. L’Office couvrira alors l’ensemble de la planète, à l’exception de quelques micro-Etats du Pacifique.
L’OIE agit pour la détection des épizooties sur trois registres : elle collecte les informations sur les maladies animales fournies par les pays-membres, elle mène son propre travail de surveillance avec un réseau de 150 laboratoires de référence, elle gère un « code zoosanitaire international » pour concilier les impératifs de la veille vétérinaire et la fluidité souhaitable des échanges commerciaux. Ce code est reconnu et accepté par l’organisation mondiale du commerce.