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actualité
Santé animale
Un réseau de surveillance
mondiale
Ladhésion prochaine de la République populaire
de Chine à lOffice international des épizooties
parachèvera son rôle de détective sanitaire
mondial.
Le gouvernement de Pékin devrait donner dici un an
son adhésion à lOIE, lOffice international
des épizooties ; elle en sera le 63e Etat-membre. Cette adhésion
est très attendue : limmensité du pays laissait
jusquà présent une déchirure importante
dans le maillage de surveillance de la santé animale ; surveillance
que la mondialisation des échanges rend de plus en plus nécessaire,
on la vu ces dernières années avec lESB,
la peste porcine ou la fièvre aphteuse.
La Chine populaire avait pour principe de boycotter toutes les instances
qui acceptent ladhésion de Taïwan, la rivale dont
elle a toujours contesté la légitimité ; elle
a dérogé à ce veto lan dernier en adhérant
à lOMC, et semble prête à poursuivre dans
cette voie. LOffice couvrira alors lensemble de la planète,
à lexception de quelques micro-Etats du Pacifique.
LOIE agit pour la détection des épizooties sur
trois registres : elle collecte les informations sur les maladies
animales fournies par les pays-membres, elle mène son propre
travail de surveillance avec un réseau de 150 laboratoires
de référence, elle gère un « code zoosanitaire
international » pour concilier les impératifs de la
veille vétérinaire et la fluidité souhaitable
des échanges commerciaux. Ce code est reconnu et accepté
par lorganisation mondiale du commerce.
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