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France
Viticulture
L'indispensable reconversion...
A lapproche des vendanges 2002, lOnivins souligne
le marasme persistant
du marché des vins de table. Des arguments en faveur de la
reconversion du vignoble.
Malgré les mesures de dégagement du marché
prise par le dernier ministre de lagriculture de la cohabitation,
la crise continue à peser sur les vins de table et sur les
vins de pays. « Même après la mise en application
des mesures de distillation, explique lOnivins (Office interprofessionnel
des vins), le marché à prix bradés persiste,
ce qui indique que les faibles volumes souscrits ne correspondent
pas à un assèchement des stocks, mais confirme la
préférence à la trésorerie immédiate
dune partie des producteurs ». Les viticulteurs, entre
nécessité de déstocker avant les prochaines
vendanges et prise à la gorge financière, nont
pas dautre choix que de brader, et encore dans létroite
mesure du possible.
Selon lOnivins, le rythme actuel de commercialisation, 8,56
milliers dhectolitres par semaine, est inférieur de
5 %, pour les huit premiers mois de campagne, à la période
correspondante de 2000-2001. Les vins de table ont reculé
de 13 % sur un an, et de 30 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Les vins de pays se tiennent un peu mieux - 4,58 milliers dhectolitres-semaine
- avec une progression de 3 %, mais restent néanmoins en-dessous
de leur moyenne quinquennale. Encore faut-il, dans cette seconde
catégorie, nuancer.
Les vins de zones locales et départementales continuent à
baisser, tandis que les vins de zones régionales et les vins
de cépage connaissent une progression sensible, de 18 à
19 %. Autant de chiffres qui confirment lévolution
déjà constatée de la consommation en France
et en Europe : une demande quantitativement en baisse, et qualitativement
en hausse. Ce qui continue à faire de la reconversion du
vignoble, préconisée notamment par les jeunes agriculteurs
(JA n° 571, avril 2002) un dossier dactualité.
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