Les fongicides mesostemiques de Bayer Agro
SOMMAIRE | N° 573 | Juin 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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actualité

L'interview imaginaire

Christophe pron, secrétaire général des JA

«Je vous aime bien, malgré tout...»

JA a presque rencontré Christophe Pron, futur ex-secrétaire général du syndicat jeune.

JA : Alors, Toche, ça se tire, ce mandat ? Bientôt le grand départ de la structure jeune !
Christophe Pron : Traite-moi tout de suite de vieux, tant que tu y es. Une fin de mandat, c’est pas un drame. Ça arrive à tout le monde, hein. Enfin, presque…

JA :
Quel bilan tu tires de ta longue formation chez les JA ?
Christophe P. : Ben que c’est une super formation, justement. Enfin, à la limite, c’est une formation tout court, si tu vois ce que je veux dire… Il y a les structures qui forment, et celles qui déforment…

JA :
Je te reconnais bien là, Toche. Tu n’en as pas marre d’être cassant, comme ça ? Tu les as comptés, les ennemis que tu t’es faits, aux postes que tu as occupés ?
Christophe P. : Oh là ! Je ne sais pas compter jusque là ! Je ne suis qu’un modeste céréalier, tu sais. Les chiffres que je manipule ne sont jamais très élevés. Sauf pour les charges… bon, c’est vrai que je me suis fait des ennemis à droite et à gauche, mais si on peut plus rien se dire, non plus…

JA :
Tu y vas fort, quand même.
Christophe P. : Dis donc, ne me fais pas endosser toute la capacité des JA à exaspérer, non plus ! J’en connais d’autres, hein ? Suivez mon
regard ! Ce qu’il y a, c’est que chez moi, ça se voit plus que chez les autres… je ne prends pourtant pas tellement de place. Je dois être le premier secrétaire général depuis une paire
de mandats qui ne fasse pas son quintal bien tassé.

JA :
Et voilà ! encore une douceur pour les collègues !
Christophe P. : Oh là, mais il ne faut pas en faire un plat, je rigole ! Je vais te dire : la vérité, c’est que j’applique à la lettre le précepte selon lequel il faut aimer les autres autant qu’on s’aime soi-même. Et c’est vrai que je ne m’aime pas beaucoup…

JA :
Ça ne t’empêche pas de jouer les séducteurs…
Christophe P. : Ah bon ? tu as repéré ? Ça me fait plaisir. J’avais peur d’être lourd (arbore un grand sourire narquois en prononçant « mmmhh » entre les dents).

JA :
Alors à part ça, qu’est-ce que tu vas devenir, maintenant ?
Christophe P. : J’en suis encore à me demander comment j’en suis arrivé là où je suis, alors la question de savoir où ça va me conduire…

JA :
Quoi que tu deviennes, il va peut-être falloir que tu cesses d’être le spécialiste de la profession en crime de lèse-majesté.
Christophe P. : Non, ça tu vois, je ne crois pas… je fais ça trop bien… chacun son talent, hein. Et puis ça ne me fâche pas avec tout le monde, parce que des majestés, il n’y en a pas tant que ça en agriculture, contrairement aux lésés d’ailleurs, qui sont très nombreux. Les lésés pour compte… En somme, je ne fais que solder ce compte-là. Et puis, ma réputation est largement surfaite et indue. Je ne suis pas rancunier : lorsque je suis vengé, j’oublie. Et je pardonne, aussi, même si je note le nom de ceux à qui je pardonne. Enfin, avec Jean-Luc, il faut pas croire que c’était qu’une partie de plaisir !

JA :
Allons… il a été cool, Jean-Luc, comme «prèse»… il a largement délégué, il t’a fait confiance…
Christophe P. : Oui, oh ben moi aussi je fais confiance à ceux qui ne peuvent pas faire autrement que m’obéir. Ce qu’il y a c’est que je trouve qu’ils ne sont pas très nombreux. Mais sinon, je suis ouvert : je suis souvent d’accord avec les autres, quand ils pensent comme moi.

JA :
Allez, Toche, un mot sérieux, pour finir…
Christophe P. : Alors, s’il en faut un, ce sera
celui-là : je vous aime bien, malgré tout. Et vous me manquerez. Tiens, tu vois, je suis généreux : tu m’as demandé un mot, je t’en ai filé dix.

JA :
Mais tu n’as pas pu t’empêcher de rajouter une couillonnade.
Christophe P. : C’est pour que je vous manque aussi...