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actualité
L'interview imaginaire
Christophe pron, secrétaire
général des JA
«Je vous aime bien, malgré
tout...»
JA a presque rencontré
Christophe Pron, futur ex-secrétaire général
du syndicat jeune.
JA : Alors, Toche, ça se tire,
ce mandat ? Bientôt le grand départ de la structure
jeune !
Christophe Pron : Traite-moi tout
de suite de vieux, tant que tu y es. Une fin de mandat, cest
pas un drame. Ça arrive à tout le monde, hein. Enfin,
presque
JA : Quel bilan tu tires de ta longue formation chez les
JA ?
Christophe P. : Ben que cest
une super formation, justement. Enfin, à la limite, cest
une formation tout court, si tu vois ce que je veux dire
Il
y a les structures qui forment, et celles qui déforment
JA : Je te reconnais bien là, Toche. Tu nen
as pas marre dêtre cassant, comme ça ? Tu les
as comptés, les ennemis que tu tes faits, aux postes
que tu as occupés ?
Christophe P. : Oh là ! Je
ne sais pas compter jusque là ! Je ne suis quun modeste
céréalier, tu sais. Les chiffres que je manipule ne
sont jamais très élevés. Sauf pour les charges
bon, cest vrai que je me suis fait des ennemis à droite
et à gauche, mais si on peut plus rien se dire, non plus
JA : Tu y vas fort, quand même.
Christophe P. : Dis donc, ne me fais
pas endosser toute la capacité des JA à exaspérer,
non plus ! Jen connais dautres, hein ? Suivez mon
regard ! Ce quil y a, cest que chez moi, ça se
voit plus que chez les autres
je ne prends pourtant pas tellement
de place. Je dois être le premier secrétaire général
depuis une paire
de mandats qui ne fasse pas son quintal bien tassé.
JA : Et voilà ! encore une douceur pour les collègues
!
Christophe P. : Oh là, mais
il ne faut pas en faire un plat, je rigole ! Je vais te dire : la
vérité, cest que japplique à la
lettre le précepte selon lequel il faut aimer les autres
autant quon saime soi-même. Et cest vrai
que je ne maime pas beaucoup
JA : Ça ne tempêche pas de jouer les séducteurs
Christophe P. : Ah bon ? tu as repéré
? Ça me fait plaisir. Javais peur dêtre
lourd (arbore un grand sourire narquois en prononçant «
mmmhh » entre les dents).
JA : Alors à part ça, quest-ce que tu
vas devenir, maintenant ?
Christophe P. : Jen suis encore
à me demander comment jen suis arrivé là
où je suis, alors la question de savoir où ça
va me conduire
JA : Quoi que tu deviennes, il va peut-être falloir
que tu cesses dêtre le spécialiste de la profession
en crime de lèse-majesté.
Christophe P. : Non, ça tu
vois, je ne crois pas
je fais ça trop bien
chacun
son talent, hein. Et puis ça ne me fâche pas avec tout
le monde, parce que des majestés, il ny en a pas tant
que ça en agriculture, contrairement aux lésés
dailleurs, qui sont très nombreux. Les lésés
pour compte
En somme, je ne fais que solder ce compte-là.
Et puis, ma réputation est largement surfaite et indue. Je
ne suis pas rancunier : lorsque je suis vengé, joublie.
Et je pardonne, aussi, même si je note le nom de ceux à
qui je pardonne. Enfin, avec Jean-Luc, il faut pas croire que cétait
quune partie de plaisir !
JA : Allons
il a été cool, Jean-Luc,
comme «prèse»
il a largement délégué,
il ta fait confiance
Christophe P. : Oui, oh ben moi aussi
je fais confiance à ceux qui ne peuvent pas faire autrement
que mobéir. Ce quil y a cest que je trouve
quils ne sont pas très nombreux. Mais sinon, je suis
ouvert : je suis souvent daccord avec les autres, quand ils
pensent comme moi.
JA : Allez, Toche, un mot sérieux, pour finir
Christophe P. : Alors, sil en
faut un, ce sera
celui-là : je vous aime bien, malgré tout. Et vous
me manquerez. Tiens, tu vois, je suis généreux : tu
mas demandé un mot, je ten ai filé dix.
JA : Mais tu nas pas pu tempêcher de rajouter
une couillonnade.
Christophe P. : Cest pour que
je vous manque aussi...
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