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actualité
L'interview imaginaire
George Bush président
des Etats-Unis et son conseiller Mr Sylvestre
« On sen fout de
nourrir tout le monde »
JA a presque rencontré George Bush, président
of the Etats-Unis (accompagné de Mister Sylvestre, son conseiller
en géostratégie et partner of the Worl Company).
JA : Dis-donc, George, le coup des
tarifs relevés sur lacier, là, vous ne vous
apprêtez tout de même pas à le faire sur lagriculture,
quand même ?
George Bush : What ? je un problème
avec le langue français.
Mr Sylvestre : Laisse tomber, petit,
fais faire ta photo de Mister President et pose-moi les questions.
JA : Vous êtes daccord, Monsieur Sylvestre, avec le
fait que les Etats-Unis ne font pas du tout ce quils disent
quil faut faire ?
Mr S. : Absolument. Cest tout
à fait exact.
JA : Cest-à-dire que vous êtes plein de contradictions
?
Mr S. : Disons que les contradictions orales ne nous gênent
pas
je te ferai remarquer que dans les actes, nous sommes
très cohérents. Nous esquintons le marché mondial
en faisant chuter les cours, et nous actionnons la planche à
billets plein pot pour que nos paysans puissent exporter à
ces prix délirants.
George Bush : Je fini la photographie. Question, please ?
JA : En faisant chuter les cours et
en subventionnant à mort votre agriculture, vous espérez
quoi ? nourrir la terre entière ? vous pensez que vous y
arriverez ?
G. B. : What ? lAmérique
est le plus grande démocratie of the monde. Je lhomme
le plus puissant of the monde. Repeat la question, please ?
Mr S. : On sen fout de nourrir tout le monde : il faut surtout
pas ! il faut quil y ait plein de niacoués qui crèvent
la faim un peu partout, pour faire de la main-duvre
pas chère. Mais il faut que personne, aucun peuple ne puisse
se nourrir lui-même
JA : Même les Européens ? vous croyez que les Européens
vont accepter dêtre nourris par les Américains
?
G. B. : What ? je pas compris le question.
Mr S. : Coucouche, George. Je te réveillerai. Ecoute, petit
: vous ne pouvez rien contre nous. La question nest pas de
savoir ce que vous allez accepter, mais de savoir ce qui vous attend.
Et je te donne un conseil : quand tu ne peux pas éviter le
viol, détends-toi et profite. Avec le dollar, nous vivons
à crédit : le monde entier travaille pour nous. On
fera ce quon voudra.
JA : Enfin, quand même
de plus en plus daffamés,
de moins en moins de pouvoir dachat, tout le marché
du travail tiré par le bas, de plus en plus dobèses
chez vous
vous croyez vraiment que cest une solution,
à terme ?
Mr S. : On sen fout complètement, petit. A terme, nous
serons tous morts, noublie jamais ça.
JA : Je vois. Monsieur le Président, un petit mot pour conclure
?
G. B. : What ? Dieu est avec lAmérique ! Dieu est américain
!
Mr S. : Laisse, petit. Tant pis pour ton mot de la fin.
JA : Une dernière question, quand même. Lui, cest
bien le Président ? ce nest pas lui qui commande ?
bonjour la démocratie
Mr S. : Mais cest parfaitement
démocratique : cest celui qui paye le plus cher qui
commande le plus. Tout le monde peut payer : la concurrence est
ouverte
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