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Vie syndicale
Formation
Fafea est mort, vive Vivea !
Le fonds de formation agricole Fafea est mort, ayant fait son temps.
Vivea prend la suite pour relever les nouveaux enjeux, consistant
notamment à répondre à la conjoncture.
Une nouvelle impulsion est donnée à la formation des
agriculteurs avec la création de Vivea. Ainsi, les difficultés
de fonctionnement parfois ressenties du temps du Fafea sont désormais
terminées.
Maryannick Méhaignerie, présidente de Vivea et vice-présidente
de la FNSEA, et Jérôme Despey, vice-président
de Vivea et vice-président des Jeunes Agriculteurs, ont tenu
le 14 février dernier une réunion syndicale devant
quelque soixante personnes (surtout des professionnels mais aussi
quelques animateurs) pour donner les grandes lignes de ce que doit
être la nouvelle structure.
Un appui pour les filières
Première nouveauté : la formation va dorénavant
évoluer en fonction des difficultés conjoncturelles
ressenties par certaines filières (comme ce fut le cas récemment
chez les éleveurs bovins ou les viticulteurs) pour devenir
un appui pour elles. Ensuite, on vise plus de simplicité
en termes dorganisation comme de règles : les mêmes
règles seront applicables partout, mais cette fois en laissant
moins de prise aux interprétations locales et donc en privilégiant
la transparence. Un seul fonds existe, avec sept régions
(chacune ayant son délégué). Les outils de
formation sont ainsi modernisés et doivent montrer davantage
leur adaptabilité aux circonstances.
« Un point important, insiste Jérôme Despey,
est laccueil des jeunes hors cadre familial pour quils
bénéficient de Vivea. Il nous semble normal que ceux
qui veulent rentrer dans le métier suivent la formation quils
méritent ; ils seront les contributeurs de demain. »
Un plan stratégique
Un plan stratégique sur trois ans définit les priorités
de la formation agricole. Les thèmes doivent être liés
à léconomie, pour que lagriculteur vive
de ses revenus et quil puisse récupérer la valeur
ajoutée quil crée, liés également
à la diversification (un grand chapitre dans lequel on inclut
tant le tourisme que la communication), au management, aux nouvelles
technologies
« Nous aurons les moyens de dispenser des
formations de qualité, affirme encore Jérôme
Despey, dautant que nous aurons les moyens de trouver des
co-financements aussi bien avec la Commission européenne
quavec les conseils régionaux ».
Sur le plan syndical, le vice-président de Vivea invite les
JA à « simpliquer dans la formation en participant
aux comités départementaux et régionaux ».
« Le nouvel organisme répond à de nouvelles
attentes, déclare-t-il. Les Jeunes Agriculteurs doivent véhiculer
cette ouverture. »
La promotion de la formation continue et lélargissement
du champ dorientation sont les volontés affichées
de Vivea, qui saccompagneront nécessairement, grâce
au contenu des modules, de la révélation du sens de
la créativité de lagriculteur.
L'info du mois
L'esprit
fédérateur
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Laurent Kerlir, 36 ans, producteur laitier
en zone périurbaine près de Lorient dans
le Morbihan, porte aujourdhui la double casquette
de président des Jeunes Agriculteurs de lOuest
et de tout nouveau président des aînés
dans le Morbihan. Certes, cette situation sest
déjà présentée par le passé,
mais elle est suffisamment rare pour être signalée.
Laurent Kerlir a passé six ans chez les Jeunes
Agriculteurs du Morbihan, deux en tant que trésorier
et quatre comme président. Il reste président
des Jeunes Agriculteurs de lOuest jusquà
mai.
Sa promotion immédiate à la « Fédé
» est avant tout due aux besoins de mettre fin
aux divisions internes et de fédérer,
pour permettre à lensemble JA/FDSEA de
reprendre la place qui est la sienne dans le Morbihan.
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