LUCAS G - La goulotte universelle!
SOMMAIRE | N° 570 | Mars 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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La formation, un dossier qui tient particulièrement à cœur à Jérôme Despey.

Les JA ont dit

Que la politique conduite par le gouvernement consiste à abdiquer devant la baisse des prix des produits agricoles et à tenter de la pallier par toujours plus de subventions. C’est précisément la part croissante des aides publiques dans le revenu agricole qui constitue un frein important au choix du métier de paysan. La baisse du nombre d’installations et d’agriculteurs est provoquée par des politiques agricoles française et européenne qui font fi de la rémunération du travail de production.
(Communiqué du 6 février 2002)

Que les idées des Jeunes Agriculteurs sur l’avenir de la Pac avancent. Pendant le séminaire du Ceja, les jeunes agriculteurs ont défini les contours d’une politique agricole à la fois porteuse d’avenir pour les paysans européens et permettant à tous les paysans du monde de continuer à remplir durablement leur mission première, celle de nourrir les hommes.
(Communiqué du 5 février 2002)

 



Vie syndicale
F
ormation

Fafea est mort, vive Vivea !


Le fonds de formation agricole Fafea est mort, ayant fait son temps. Vivea prend la suite pour relever les nouveaux enjeux, consistant notamment à répondre à la conjoncture.


Une nouvelle impulsion est donnée à la formation des agriculteurs avec la création de Vivea. Ainsi, les difficultés de fonctionnement parfois ressenties du temps du Fafea sont désormais terminées.
Maryannick Méhaignerie, présidente de Vivea et vice-présidente de la FNSEA, et Jérôme Despey, vice-président de Vivea et vice-président des Jeunes Agriculteurs, ont tenu le 14 février dernier une réunion syndicale devant quelque soixante personnes (surtout des professionnels mais aussi quelques animateurs) pour donner les grandes lignes de ce que doit être la nouvelle structure.

Un appui pour les filières

Première nouveauté : la formation va dorénavant évoluer en fonction des difficultés conjoncturelles ressenties par certaines filières (comme ce fut le cas récemment chez les éleveurs bovins ou les viticulteurs) pour devenir un appui pour elles. Ensuite, on vise plus de simplicité en termes d’organisation comme de règles : les mêmes règles seront applicables partout, mais cette fois en laissant moins de prise aux interprétations locales et donc en privilégiant la transparence. Un seul fonds existe, avec sept régions (chacune ayant son délégué). Les outils de formation sont ainsi modernisés et doivent montrer davantage leur adaptabilité aux circonstances.
« Un point important, insiste Jérôme Despey, est l’accueil des jeunes hors cadre familial pour qu’ils bénéficient de Vivea. Il nous semble normal que ceux qui veulent rentrer dans le métier suivent la formation qu’ils méritent ; ils seront les contributeurs de demain. »

Un plan stratégique

Un plan stratégique sur trois ans définit les priorités de la formation agricole. Les thèmes doivent être liés à l’économie, pour que l’agriculteur vive de ses revenus et qu’il puisse récupérer la valeur ajoutée qu’il crée, liés également à la diversification (un grand chapitre dans lequel on inclut tant le tourisme que la communication), au management, aux nouvelles technologies… « Nous aurons les moyens de dispenser des formations de qualité, affirme encore Jérôme Despey, d’autant que nous aurons les moyens de trouver des co-financements aussi bien avec la Commission européenne qu’avec les conseils régionaux ».
Sur le plan syndical, le vice-président de Vivea invite les JA à « s’impliquer dans la formation en participant aux comités départementaux et régionaux ». « Le nouvel organisme répond à de nouvelles attentes, déclare-t-il. Les Jeunes Agriculteurs doivent véhiculer cette ouverture. »
La promotion de la formation continue et l’élargissement du champ d’orientation sont les volontés affichées de Vivea, qui s’accompagneront nécessairement, grâce au contenu des modules, de la révélation du sens de la créativité de l’agriculteur.



L'info du mois

L'esprit fédérateur
Laurent Kerlir, 36 ans, producteur laitier en zone périurbaine près de Lorient dans le Morbihan, porte aujourd’hui la double casquette de président des Jeunes Agriculteurs de l’Ouest et de tout nouveau président des aînés dans le Morbihan. Certes, cette situation s’est déjà présentée par le passé, mais elle est suffisamment rare pour être signalée. Laurent Kerlir a passé six ans chez les Jeunes Agriculteurs du Morbihan, deux en tant que trésorier et quatre comme président. Il reste président des Jeunes Agriculteurs de l’Ouest jusqu’à mai.
Sa promotion immédiate à la « Fédé » est avant tout due aux besoins de mettre fin aux divisions internes et de fédérer, pour permettre à l’ensemble JA/FDSEA de reprendre la place qui est la sienne dans le Morbihan.