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Vie syndicale
PMPOA 2
Le dessous des cartes
Comment en est-on arrivé à la décision,
très technocratique, de passer du PMOPA1 au PMPOA 2 ? Le
dessous des cartes...
Le PMPOA2 fait grincer des dents. Les agriculteurs ont bien sûr
la volonté dintervenir sur lenvironnement, de
gérer les effluents. Mais le fait que tout le monde nait
pas le droit daccéder aux aides, alors que les mises
aux normes sont obligatoires dans de très nombreux cas, est
mal ressenti. Les exploitations situées en zones vulnérables
ont jusquà 2006 pour engager les travaux, les autres
doivent attendre, regarder le train passer
Lincompréhension
est partout : chez ceux qui veulent effectuer des travaux et qui
nauront pas daides, et chez ceux à qui lon
impose de déposer un projet dans un temps limité.
Pour autant, imputer cette situation au gouvernement ou à
Bruxelles serait un raccourci sommaire. « Nous avons subi
le fait que le 1er PMPOA nait pas été clairement
validé à Bruxelles au départ », explique
Jean-Alain Divanach, vice-président des JA. Ainsi,
Bruxelles a constaté que les objectifs de la directive nitrates
de 1991 étaient mal pris en compte. Il y a eu une discussion,
dans le genre de celles de marchands de tapis, où le compromis
qui est ressorti fut de faire accepter par Bruxelles le principe
des aides, mais avec une contrepartie : que des résultats
soient obtenus sur les zones vulnérables. Celles-ci se retrouvent
donc, globalement, dans lobligation de ce résultat.
Comprendre comment on en est arrivé là est une chose,
mettre en uvre les nouvelles mesures, une autre. Car les dossiers
vont se multiplier. Quand un département, par exemple, avait
à gérer 300 à 400 diagnostics dexploitation
entre 1995 et 2001, il en aura désormais plus de 1 000
Chaque année ! « Cest toute une mécanique
à mettre en route », commente Jean-Alain Divanach.
Sans compter un autre danger, darriver à un autre goulet
détranglement, cette fois au niveau de la construction
: « A moins que le bâtiment ne seffondre dans
les prochaines années et ait donc le temps de soccuper
de lagriculture, les délais vont être longs et
les coûts vont senvoler
»
Mais quon lapprécie ou non, le PMPOA2, avec ses
défauts, reste irréversible. Mieux vaut le prendre
tel quil est, en tentant de négocier ce qui peut lêtre
(lire lencadré ci-contre).
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