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SOMMAIRE | N° 570 | Mars 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Sommaire

 


Le fait que tout le monde n'ait pas le droit d'accéder aux aides, alors que les mises aux normes sont obligatoires dans de très nombreux cas, est mal, ressenti.

 

«Tous les élevages doivent se préparer à affronter les réglementations»

 



Vie syndicale
PMPOA 2

Le dessous des cartes

Comment en est-on arrivé à la décision, très technocratique, de passer du PMOPA1 au PMPOA 2 ? Le dessous des cartes...

Le PMPOA2 fait grincer des dents. Les agriculteurs ont bien sûr la volonté d’intervenir sur l’environnement, de gérer les effluents. Mais le fait que tout le monde n’ait pas le droit d’accéder aux aides, alors que les mises aux normes sont obligatoires dans de très nombreux cas, est mal ressenti. Les exploitations situées en zones vulnérables ont jusqu’à 2006 pour engager les travaux, les autres doivent attendre, regarder le train passer… L’incompréhension est partout : chez ceux qui veulent effectuer des travaux et qui n’auront pas d’aides, et chez ceux à qui l’on impose de déposer un projet dans un temps limité.
Pour autant, imputer cette situation au gouvernement ou à Bruxelles serait un raccourci sommaire. « Nous avons subi le fait que le 1er PMPOA n’ait pas été clairement validé à Bruxelles au départ », explique Jean-Alain Divanac’h, vice-président des JA. Ainsi, Bruxelles a constaté que les objectifs de la directive nitrates de 1991 étaient mal pris en compte. Il y a eu une discussion, dans le genre de celles de marchands de tapis, où le compromis qui est ressorti fut de faire accepter par Bruxelles le principe des aides, mais avec une contrepartie : que des résultats soient obtenus sur les zones vulnérables. Celles-ci se retrouvent donc, globalement, dans l’obligation de ce résultat.
Comprendre comment on en est arrivé là est une chose, mettre en œuvre les nouvelles mesures, une autre. Car les dossiers vont se multiplier. Quand un département, par exemple, avait à gérer 300 à 400 diagnostics d’exploitation entre 1995 et 2001, il en aura désormais plus de 1 000… Chaque année ! « C’est toute une mécanique à mettre en route », commente Jean-Alain Divanac’h.
Sans compter un autre danger, d’arriver à un autre goulet d’étranglement, cette fois au niveau de la construction : « A moins que le bâtiment ne s’effondre dans les prochaines années et ait donc le temps de s’occuper de l’agriculture, les délais vont être longs et les coûts vont s’envoler… »
Mais qu’on l’apprécie ou non, le PMPOA2, avec ses défauts, reste irréversible. Mieux vaut le prendre tel qu’il est, en tentant de négocier ce qui peut l’être (lire l’encadré ci-contre).