Les fongicides mesostemiques de Bayer Agro
SOMMAIRE | N° 569 | Février 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Chaque année, les finales de labour accueillent près de 600 000 visiteurs, dont environ 350 000 agriculteurs.


Interview
« La volonté politique doit être forte»

Les JA ont dit

Qu’ils attendaient du gouvernement et de la Commission européenne un véritable plan d'adaptation de la viticulture française comprenant notamment la révision du volet gestion de marché de l'OCM viti-vinicole, plus qu'un palliatif aux contours fort incertains, et la mise en place dans les plus brefs délais de la distillation promise par le
ministre de l'Agriculture le 25 septembre 2001.
(Communiqué du 20 décembre 2001)

Que le plan de soutien aux producteurs de viande présenté par le ministre de l'Agriculture ne répondait pas à leurs attentes, notamment parce que les éleveurs, choisis selon des critères complexes et discutables ne permettant pas de cibler les cas les plus graves, ne recevront qu’une aide dérisoire en regard des pertes enregistrées, fixée en moyenne à 1 000 e par
exploitation.
(Communiqué du 7 janvier 2002)

Qu’au cours de leur 36e congrès, au palais des congrès de Périgueux (Dordogne), du 2 au 4 juillet 2002, il serait procédé à l’élection de leur nouveau conseil d’administration
et à la présentation de leur rapport d’orientation intitulé : « Vivre du prix de ses produits ici et maintenant » (titre provisoire).
(Communiqué du 14 janvier 2002)

Qu’ils en appelaient au Premier ministre pour que les dégâts de la crise bovine soient décemment pris en compte au niveau de chaque
exploitation et qu’il était indispensable d’adopter des mesures encourageant réellement les éleveurs à s’orienter vers la maîtrise de la production.
(Communiqué du 15 janvier 2002)

Que le Premier ministre devait recevoir les jeunes viticulteurs et éleveurs, les écouter et leur redonner l’espoir, car débloquer les mesures nécessaires pour sauver ces deux secteurs montrerait la volonté du Gouvernement de préserver
ses jeunes paysans et de répondre à l’élan de solidarité nationale tant attendu.
(Communiqué du 17 janvier 2002)

 



Vie syndicale
V
iticulture

Agir sur le long terme


Au-delà de la situation et des tensions actuelles, les Jeunes Agriculteurs ont des propositions pour en finir avec le cercle vicieux, et prévisible, des cycles de crise.


De mois en mois, depuis l’automne 2001, le feuilleton de la crise viticole se poursuit. Et ses épisodes ne varient pas beaucoup. Côté pouvoirs publics, à Paris et à Bruxelles, on reste l’arme au pied, tandis que dans les régions viticoles, c’est l’asphyxie économique qui menace. Pas seulement en France, d’ailleurs, mais aussi en Italie et en Espagne, les deux autres principaux producteurs européens de vins de consommation courante.
On a dit ici les revendications d’urgence du monde viticole français : désengorgement du marché et des capacités de stockage par distillation de crise d’un volume de 4,5 millions d’hectolitres. Et une année 2 002 « blanche » pour les prélèvements financiers : cotisations sociales, charges d’emprunts, impôt foncier.
Les tendances lourdes sont connues : régression constante de la consommation, évolution vers les vins identifiés, vins de pays, VDQS et même AOC, concurrence croissante sur le marché mondial, d’une production – Afrique du Sud, Argentine, Australie, Chili, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande… – portée par une logistique multinationale puissante ; OCM inopérante, qui n’a pas les moyens de gestion du marché et reste incapable d’anticiper une surproduction.

Les propositions des Jeunes Agriculteurs

Les jeunes Agriculteurs proposent donc des pistes de réflexion à long terme, et une réforme de cette OCM. Exemples :
• Reconversion du vignoble vers les productions plus identifiées, appellations ou vins de cépages ; au niveau européen, l’OCM devrait être réformée pour arriver à une moralisation du marché, en responsabilisant chaque Etat producteur par la gestion de ses propres surproductions (quotas et distillation)
• Mesures spécifiques pour les jeunes viticulteurs. Les dispositifs d’aide mis en place en septembre 2001 prévoient un seuil d’éligibilité : la baisse du chiffre d’affaires de 20 %. Or, estime le syndicalisme jeune, « si ce critère est pertinent pour des exploitations en régime de croisière, il ne l’est pas pour des viticulteurs installés depuis moins de cinq ans, dont les surfaces de production sont en pleine croissance », d’autant que les caves coopératives se sont endettées pour amortir les difficultés de leurs adhérents, et qu’elles sont maintenant au pied du mur. Ce seuil d’éligibilité, estime Jeunes Agriculteurs, doit être supprimé. De même, faudrait-il en finir avec l’incompatibilité entre les aides à la restructuration et les prêts bonifiés.
• Une gestion des cessations d’activité qui favorise la transmission d’une exploitation viticole dans son ensemble.
• L’accès prioritaire des jeunes aux droits de plantation.



L'info du mois

Les rapporteurs 2002 Après vous avoir dévoilé en avant-première le thème du prochain rapport d’orientation des Jeunes Agriculteurs «Vivre du prix de nos produits, ici et maintenant», JA vous présente les trois rapporteurs :

Philippe Meurs (29 ans) s’est installé en Gaec en 1995 à Oulchy-le Château (Aisne). Avec ses deux associés, ils exploitent une surface de 290 ha en grandes cultures et en élevage allaitant (85 mères).

Claude Skrzypczak (32 ans) est agriculteur en Gaec (quatre associés)
sur 140 ha à Montboucher (Creuse). Installé depuis 1990, Claude est éleveur de vaches allaitantes (85 mères) et producteur de pommes (5,5 ha).

Thierry Uhlmann (32 ans) est installé en Gaec à Niederbrronn les-Bains (Bas-Rhin) depuis 1992. Avec son père et son frère, ils produisent du lait (40 vaches) sur 75 ha. Une partie de leur production est écoulée en vente directe.

Tous les trois ont été élus au conseil d’administration des Jeunes Agriculteurs lors du congrès de Deauville (Calvados) en juillet 2000.