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SOMMAIRE | N° 568 | Janvier 2002 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Les participants ont planché sur l’organisation de leur structure syndicale par petits groupes.

 


Près de 120 jeunes responsables syndicaux se sont retrouvés à Nouan-le-Fuzelier pour l’université d’hiver des Jeunes Agriculteurs.

 


Yves Gohel, du Fafsea, a présenté les conclusions de l’audit de fonctionnement du réseau des Jeunes Agriculteurs.

 


La position et la complémentarité des régions « programme » et des régions « syndicales » ont été largement débattues.

 

Agriculteur à Méry-sur-Seine (Aube), Christophe Pron est secrétaire général des Jeunes Agriculteurs
« Servir nos valeurs, nos idées, nos propositions »



L’événement

Université d’hiver

Demain, quelle organisation pour le réseau ?

Pendant trois jours, les responsables des Jeunes Agriculteurs ont réfléchi aux nécessaires évolutions du syndicalisme jeune. Après les « Dix travaux d’Hercule » l’année dernière, de nouveaux chantiers s’ouvrent en 2002.

L’université d’hiver des Jeunes Agriculteurs est un rendez-vous traditionnel. L’édition 2001, qui s’est déroulée du 11 au 13 décembre, à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher), a réuni près de 120 responsables professionnels départementaux, régionaux et nationaux.
Au programme des réjouissances, un tour d’horizon de l’actualité syndicale : viande bovine, viticulture, réforme du développement agricole, négociations de l’OMC, dossier installation.
Mais au-delà de l’actualité, l’université d’hiver, c’est surtout un moment consacré à la réflexion et à la prospective. Il y a un an, en décembre 2000, l’équipe nationale et les échelons locaux s’étaient interrogés sur la manière de préparer et d’organiser un syndicalisme jeune efficace et opérationnel, au service de leurs valeurs et de leurs ambitions. De leurs travaux étaient nés « Dix travaux d’Hercule » comme autant de chantiers prioritaires pour le réseau (voir JA juillet-août 2001).
Comme l’a indiqué Christophe Pron, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs, la communication - le plus visible de ces dossiers - a beaucoup avancé : une nouvelle identité visuelle a été lancée officiellement, votre journal Jeunes Agriculteurs Magazine a adopté un nouveau « look » et de nouvelles rubriques, pour une approche plus complète du syndicalisme jeune. Enfin, un bulletin d’information immédiate, le Flash Info JA, a fait son apparition. En 2002, l’effort de communication portera sur l’amélioration du site internet des Jeunes Agriculteurs, la définition d’une stratégie commune pour les activités techniques et le lancement d’une lettre bi-mensuelle La lettre des Jeunes Agriculteurs.
Comme l’ont précisé Michel Lacoste et Christophe Maginot, secrétaires généraux adjoints des Jeunes Agriculteurs, les autres sujets ne sont pas en reste : la formation des responsables professionnels et des collaborateurs a été revisée, les services de remplacement se sont dotés d’une charte qualité.

Audit de fonctionnement

Mais l’événement de cette université d’hiver a été la présentation de l’audit de fonctionnement du réseau par Yves Gohel, du fonds agricole de formation des salairiés d’exploitants agricoles (Fafsea). Pendant plusieurs semaines, ce consultant en entreprise est parti à la découverte du syndicalisme jeune pour comprendre son fonctionnement et relever les points susceptibles de poser problème. De l’échelon local au niveau national, il a interviewé une soixantaine de personnes, responsables professionnels et salariés.
Les constatations d’Yves Gohel tiennent en cinq points (voir encadré). En premier lieu, il note que le syndicalisme jeune évolue dans un contexte délicat - baisse du nombre d’installés, montée en puissance des préoccupations économiques, politiques d’aides directes, logique d’aides directes - qui peut constituer une opportunité « pour recentrer ses activités ou repenser l’identité professionnelle au sein de la société ». Le consultant relève un dilemme entre un syndicalisme de crise, qu’il qualifie de « curatif », et un syndicalisme prospectif, qu’il qualifie de « préventif ». Pour lui, ce dilemme, en matière de positionnement stratégique, n’est pas tranché. Pas plus que ne l’est celui qui concerne le choix entre l’animation et la gestion de dossiers. Ainsi, au regard des entretiens réalisés, le consultant a relevé un « risque de dispersion » et une « gestion fluctuante des priorités. »
Yves Gohel a aussi noté une complexité croissante de la logique de financement et un manque chronique de formalisation écrite en matière d’information. Enfin, l’étude montre que des difficultés existent vis-à-vis de la gestion des ressources humaines et du personnel salarié.

Audit
Cinq facteurs clés

Les facteurs de changement
Le positionnement stratégique
des activités
Le pilotage des activités
La gestion de l’information et des
ressources financières
Les ressources humaines

Les participants à l’université d’hiver ont ensuite planché par petits groupes sur les constats de l’audit. De nombreux points ont été évoqués, mais trois préoccupations sont largement ressorties des débats : la difficulté de choisir entre un syndicalisme « curatif » ou « préventif », la nécessité de proposer un syndicalisme plus charismatique et la montée en puissance des préoccupations économiques chez les jeunes.
L’université d’hiver s’est achevée par une discussion sur la cœxistence et la complémentarité des régions « syndicales » et des régions « programme », discussion qui a conduit les Jeunes Agriculteurs à prendre la décision de davantage tenir compte des régions « programme » et de leurs équipes. Une orientation nouvelle, qui entrera en vigueur au tout début de l’année 2002.

Vincent Lasseret