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Lévénement
Conférence ministérielle
de Doha
Micmac à lOMC
Laccord de Doha décortiqué
pour vous, par «JA»
Sur les 52 articles qui composent laccord, deux concernent
lagriculture:
Art 13. (
) Nous rappelons lobjectif à long terme
mentionné dans lAccord, qui est détablir
un système de commerce équitable et axé sur
le marché au moyen dun programme de réforme
fondamentale comprenant des règles renforcées et des
engagements spécifiques concernant le soutien et la protection
afin de remédier aux restrictions
et distorsions touchant les marchés agricoles mondiaux
a et de les prévenir. Nous reconfirmons notre adhésion
à ce programme.
Faisant fond sur les travaux accomplis à ce jour et sans
préjudice du résultat des négociations,
nous nous engageons à mener des négociations globales
visant à: des améliorations
substantielles de laccès aux marchés des
réductions de toutes les formes de subventions à lexportation,
en vue de leur retrait progressif ; et des
réductions substantielles du soutien interne ayant des
effets de distorsion des échanges.
Nous convenons que le traitement spécial
et différencié pour les pays en développement
fera partie intégrante de tous les éléments
des négociations et sera incorporé dans les listes
de concessions et dengagements et selon quil sera approprié
dans les règles et disciplines à négocier,
de manière à être effectif dun point de
vue opérationnel et à permettre aux pays en développement
de tenir effectivement compte de leurs besoins de développement,
y compris en matière de sécurité alimentaire
et de développement rural.
Nous prenons note des considérations autres que dordre
commercial reflétées dans les propositions de négociation
présentées par les membres et confirmons que les
considérations autres que dordre commercial seront
prises en compte dans les négociations comme il est prévu
dans lAccord sur lagriculture.
Art 14. Les modalités pour les nouveaux engagements, y compris
les dispositions pour le traitement spécial et différencié,
seront établies au plus tard le 31mars 2003. Les participants
présenteront leurs projets de listes globales fondées
sur ces modalités au plus tard à la date de la cinquième
session de la Conférence ministérielle. Les négociations,
y compris en ce qui concerne les règles et disciplines et
les textes juridiques connexes, seront
conclues dans le cadre et à la date de la conclusion du programme
de négociation dans son ensemble.
Lorientation vers une plus grande
libéralisation de lagriculture se confirme. Pour information,
le précédent cycle de négociations sétait
soldé, entre autre, pour les pays développés,
par une réduction de 36% des droits de douanes et de 36%
des restitutions à lexportation.
Ces quelques mots ont sauvé la
conférence de Doha. En clair, rien nest acquis, rien
nest perdu, et seules les futures négociations fixeront
les nouvelles règles pour lagriculture.
La baisse des droits de douane est annoncée.
En instituant le principe de préférence communautaire,
ceux-ci constituent pourtant le fondement de la Pac. En 2000, les
protections tarifaires sur les importations sélevaient
à 30% en moyenne en Europe.
Les restitutions à lexportation
devront être réduites. Selon Franz Fischler, le commissaire
européen à lAgriculture, celles-ci ont été
réduites de 25% à 12% en Europe.
Les aides de la boîte verte, déconnectées
des prix et de la production, sont plébiscitées. Celles
des boîtes orange et bleu (une partie des aides américaines
et européennes) sont sur la sellette.
Le principe dun traitement spécial
des pays en voie de développement est reconduit. En 1994,
à Marrakech, il leur avait permis détaler et
de réduire la libéralisation de leurs marchés
agricoles. Les objectifs de sécurité alimentaire et
de développement rural sont clairement énoncés.
Les considérations non commerciales
(multifonctionnalité, propriété intellectuelle,
principe de précaution...), que lEurope tenait tant
à inscrire dans laccord, sont réduites à
une portion congrue.
Les premières négociations
du nouveau cycle démarreront au plus tard le 31 janvier 2002.
Un premier bilan détape sera établi lors de
la cinquième conférence ministérielle, en novembre2003.
Lensemble des négociations devra être conclu
au plus tard le 1er janvier 2005.
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