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SOMMAIRE | N° 567 | Décembre 2001 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Jérôme Despey, vice-président des agriculteurs



Éditorial

Développement agricole
Sortir de l’impasse

L’Anda, c’est la base du développement agricole. Avec cette association, les agriculteurs français financent eux-mêmes leur propre développement.
Ce modèle de développement «à la française», mis en œuvre avec les chambres d’agriculture, les organisations agricoles et les instituts (élevage, grandes cultures, viticulture...), de nombreux pays nous l’envient. Parce qu’il a porté ses fruits au-delà des espérances de ses fondateurs.
Grâce à lui, les agriculteurs ont adapté leurs exploitations aux évolutions scientifiques, technologiques, économiques et sociales.
Grâce à lui, l’agriculture française est devenue l’une des plus performantes au monde, tout en gardant une dimension humai-ne et en préservant la qualité de ses produits.
Depuis deux ans, la réforme de l’Anda est en marche. Cette réforme, nous la comprenons. La loi existe, il faut l’appliquer. Mais cette réforme ne doit pas être une excuse pour transformer l’Anda en établissement public.
Les pouvoirs publics ont déjà trouvé un bouc émissaire : le syndicalisme. Parce que les syndicats agricoles font du syndicalisme, l’administration se demande si les syndicats participent aussi au développement.
Etude, expertise, information, formation, conseil, appui aux initiatives locales... La liste est longue. A ceux qui font mine d’en douter, je l’affirme avec force : le syndicalisme jeune a mené, mène toujours et continuera de mener des actions de développement, de l’échelon local à l’échelon national. Pour ne prendre que quelques exemples, je n’évoquerai que l’installation, la promotion du métier et le développement territorial. Dans chacun de ces domaines, l’action des Jeunes Agriculteurs est reconnue pour sa remarquable efficacité. Pas seulement au profit de quelques-uns, mais au bénéfice de toute une profession.
Révision du décret, des conventions, multiplication des contrôles, plafonnement des crédits : la suradministration du dévelop-pement agricole est enclenchée. Plus grave, les pouvoirs publics se préparent à remplacer le financement des programmes de dévelop-pement du syndicalisme, financés par l’Anda, par un financement public.
Nous ne sommes pas dupes. Il n’est pas question que nous nous fassions dicter notre développement par les pouvoirs publics. C’est pour cela que nous n’accepterons jamais une étatisation de notre association de dévelop-pement. Parce que notre efficacité est au prix de notre indépendance.
Les finances sont gelées, les programmes en suspens. Contraint et forcé par l’adminis-tration, le développement agricole est aujourd’hui au point mort.
Il est urgent de sortir de l’impasse...