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SOMMAIRE | N° 567 | Décembre 2001 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Les difficultés de l’activité en montagne ne sont pas un obstacle incontournable à l’installation.



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Six régions en attente

Bruxelles ne voulait pas entendre parler de politique spécifique de la montagne. Elle semble vouloir changer d’avis. Les six massifs français sont attentifs à cette évolution.

La Commission européenne changerait-elle d’idée sur un dossier qui est resté longtemps un parent très pauvre de la Pac : le dossier-montagne ? Il n’existe même pas, actuellement, de définition commune aux Quinze. Or, la direction générale régions vient de lancer un appel d’offre pour une « analyse des zones de montagne de l’Union européenne ».
Cette étude doit travailler à la mise au point d’une définition unique des critères de reconnaissance, à la constitution d’une banque de données, une analyse comparative des montagnes européennes.
C’est une évolution qui intéresse la France (20% de territoire en montagne) et les deux instances qui travaillent le sujet, l’Anem (Association nationale des élus de montagne) et la FFEM (Fédération française d’économie montagnarde).
Six massifs sont à prendre en compte, les Alpes-du-Nord, les Alpes-du-Sud, la Corse, l’ensemble Jura-Vosges, le Massif Central, les Pyrénées. Des régions qui ont en commun de se considérer non comme des régions défavorisées, mais de zones dont les spécificités nécessitent une politique appropriée.
Les chiffres publiés par le Cnasea (Centre national pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles), montrent par exemple que la volonté d’installation n’est pas moindre en montagne qu’en plaine. Pour le nombre total d’installations aidées ; l’Aveyron (151) en 2000, est arrivé en cinquième position, après les Côtes-d’Armor (209), l’Ille-et-Vilaine (191), le Morbihan (169), et la Mayenne (152). Le taux de renouvellement des exploitations, 48,5% en moyenne nationale, a été supérieur en Aveyron, Cantal, Creuse, Jura, Haute-Loire, Haute-Saône, Hautes-Pyrénées, Lot, Lozère, Pyrénées-Atlantiques ; les installations hors-cadre familial dépassent la moyenne (28,7%) en Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Ariège, Isère, Jura, Haute-Vienne, Lot, Martinique, Rhône, Savoie, Pyrénées-Atlantiques, la Réunion, Savoie, Haute-Vienne ; les installations de jeunes de milieu non agricole sont supérieures à la moyenne nationale (26%) dans tout le massif alpin (sauf les Alpes-Maritimes et la Haute-Savoie), l’Ardèche, l’Ariège, la Corrèze, la Lozère, les trois départements du Jura, la Martinique, la Réunion… Autant d’exemples qui montrent que l’avenir de la montagne ne relève pas d’un traitement social mais bien d’une véritable politique.