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Actualité
France
Pollutions agricoles
La maîtrise est dactualité
Un rapport du Commissariat général du plan et la validation
de la réforme du PMPOA remettent la maîtrise des pollutions
agricoles à lordre du jour.
Le Commissariat général du plan a rendu public, le
24 octobre, un rapport dans lequel il dénonce la dégradation
préoccupante de qualité de leau, en particulier
dans le Nord et le Grand Ouest. Si les nitrates et les phytosanitaires
utilisés par lagriculture sont sur le banc des accusés,
le rapport déplore surtout labsence de politique structurée
et cohérente pour la préservation de leau. Pour
remédier à cette situation, les enquêteurs demandent
aux acteurs de leau de fixer de « véritables
objectifs de résultats » et de mettre en place des
dispositifs efficients de contrôle de la réglementation.
Ils recommandent aussi dinfléchir les pratiques de
culture et délevage dans les zones en excédent
structurel pour les nitrates (Zes), majoritairement situées
dans le Grand Ouest.
Concrètement, cela signifie pour les éleveurs, stabiliser
puis diminuer leurs effectifs danimaux. « Il sera nécessaire
détablir un programme de réorientation de la
production, doté de compensations économiques »,
a précisé Franck Villey-Desmeserets, président
de linstance dévaluation.
Autre préconisation du rapport : la reprise du Programme
de maîtrise des pollutions dorigine agricole (PMPOA),
bloqué depuis plus dun an. Or, la réforme du
programme a été approuvée par la Commission
européenne le 31 octobre. Elle prévoit une baisse
des subventions moins forte que lon pouvait le craindre :
jusquen 2006, la majeure partie des investissements retenus
pourra être financée à hauteur de 60 % par des
aides directes. Néanmoins, la liste des travaux de mise aux
normes éligibles a été réduite de manière
importante. Lapplication prioritaire du PMPOA aux zones vulnérables
au regard de la ressource en eau (dans ces zones, tous les élevages
pourront sengager dans le programme quelle que soit leur taille)
risque de générer des inégalités entre
éleveurs et entre régions. La date butoir du 31 décembre
2002, donnée aux agriculteurs pour manifester leur volonté
dadhérer au PMPOA, pose également problème
dans le contexte actuel de crise de la filière bovine.
Enfin, les éleveurs devront respecter toutes les obligations
réglementaires du deuxième programme Directive nitrate
dès lors que leur exploitation sera en zone vulnérable.
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