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Vie syndicale
Crise bovine
Les mesures ont fait lettre morte
Les mesures annoncées par Jean Glavany pour
enrayer la crise bovine se font toujours attendre.
Pour endiguer la crise bovine, le ministre de lAgriculture
avait présenté, le 17 octobre, un plan dintervention.
Un mois après, les éleveurs, qui attendent toujours
lapplication de ce plan, continuent de manifester leur mécontentement
: le 13 novembre, plusieurs centaines dagriculteurs ont bloqué
les axes routiers et autoroutiers dans onze départements.
Pour désengorger le marché, 5860 t de viande ont été
proposées à lintervention publique et à
lachat spécial les deux premières semaines de
novembre (5470 t danimaux de plus de trente mois pour lachat
spécial, 60 t de jeunes bovins, 200 t de boeufs et 130 t
de broutards pour lintervention), soit seulement 2930 t par
semaine sur les 4000 t annoncées par le ministre.
Autre problème : lhétérogénéité
des volumes dégagés du marché selon les pays
de lUE. Le retrait temporaire des veaux de huit jours et la
suspension jusquà fin décembre des importations
de viande bovine nont pas non plus eu déchos.
La mobilisation syndicale a toutefois porté ses fruits au
niveau des prix à la production : selon lOfival, les
cours entrée abattoir ont remonté de 10 cts/kg en
moyenne les deux premières semaines de novembre, toutes catégories
danimaux confondues. Pour les jeunes bovins, laugmentation
est très nette : 12 cts/kg pour les O3 et de 33 cts/kg pour
les U3. Les cours des broutards ont progressé de manière
encore plus significative : plus 20 à 50 cts/kg , excepté
pour les races rustiques.
Sur le marché du vif, la remontée des cours est plus
forte quen entrée abattoir quelle que soit la catégorie
de bovins considérée. Ainsi, les différentes
qualités de vaches gagnent au minimum 30 cts/kg. Enfin, lestimation
des pertes financières subies par les éleveurs, réalisée
début novembre par les DDA, devrait permettre au ministère
de proposer, mi-décembre, un second plan de compensation.
Pour lheure, la déception des éleveurs est grande
car une nouvelle fois, le ministre tarde à tenir ses engagements.
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