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SOMMAIRE | N° 567 | Décembre 2001 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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« La crise touche aussi les laitiers »



Vie syndicale
Crise bovine

Les mesures ont fait lettre morte
Les mesures annoncées par Jean Glavany pour enrayer la crise bovine se font toujours attendre.

Pour endiguer la crise bovine, le ministre de l’Agriculture avait présenté, le 17 octobre, un plan d’intervention. Un mois après, les éleveurs, qui attendent toujours l’application de ce plan, continuent de manifester leur mécontentement : le 13 novembre, plusieurs centaines d’agriculteurs ont bloqué les axes routiers et autoroutiers dans onze départements.
Pour désengorger le marché, 5860 t de viande ont été proposées à l’intervention publique et à l’achat spécial les deux premières semaines de novembre (5470 t d’animaux de plus de trente mois pour l’achat spécial, 60 t de jeunes bovins, 200 t de boeufs et 130 t de broutards pour l’intervention), soit seulement 2930 t par semaine sur les 4000 t annoncées par le ministre.
Autre problème : l’hétérogénéité des volumes dégagés du marché selon les pays de l’UE. Le retrait temporaire des veaux de huit jours et la suspension jusqu’à fin décembre des importations de viande bovine n’ont pas non plus eu d’échos. La mobilisation syndicale a toutefois porté ses fruits au niveau des prix à la production : selon l’Ofival, les cours entrée abattoir ont remonté de 10 cts/kg en moyenne les deux premières semaines de novembre, toutes catégories d’animaux confondues. Pour les jeunes bovins, l’augmentation est très nette : 12 cts/kg pour les O3 et de 33 cts/kg pour les U3. Les cours des broutards ont progressé de manière encore plus significative : plus 20 à 50 cts/kg , excepté pour les races rustiques.
Sur le marché du vif, la remontée des cours est plus forte qu’en entrée abattoir quelle que soit la catégorie de bovins considérée. Ainsi, les différentes qualités de vaches gagnent au minimum 30 cts/kg. Enfin, l’estimation des pertes financières subies par les éleveurs, réalisée début novembre par les DDA, devrait permettre au ministère de proposer, mi-décembre, un second plan de compensation. Pour l’heure, la déception des éleveurs est grande car une nouvelle fois, le ministre tarde à tenir ses engagements.