LUCAS G - La goulotte universelle!
SOMMAIRE | N° 565 | Octobre 2001 Site réalisé et hébergé par Web-agri
 
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Plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement pour assurer la transparence de la filière bovine.



Vie syndicale

Crise bovine
Les syndicats appellent à poursuivre l’action

Jean Glavany annonce un plan censé répondre aux préoccupations de la filière bovine. Un plan que les OPA jugent, malgré quelques avancées, très insuffisante.

Le 6 septembre, au terme d’un été durant lequel la crise bovine ne s’est en rien apaisée, Jean Glavany a reçu les représentants des éleveurs bovins et de l’interprofession. Il leur a précisé les grandes lignes de son plan d’action. Réaction commune des professionnels (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, FNB, FNPL) : « Ce plan comporte quelques avancées, mais reste très nettement insuffisant compte tenu de la gravité de la situation ».
Le ministre a d’abord réaffirmé ses priorités : relance de la consommation, allègement du marché, juste répartition des revenus de la filière. Concrètement, il a annoncé plusieurs mesures :
– la création d’une cellule opérationnelle de surveillance du fonctionnement des dispositifs d’intervention publique. Une enveloppe de 36 MF a été affectée au financement des tests ESB effectués sur les bovins de plus de trente mois qui entrent dans l’achat spécial.
– la création d’un observatoire des prix et des marges,
– une enveloppe de 40 MF est ajoutée aux 28 MF dégagés au début de la crise pour la communication, et l’incitation à la reprise de la consommation.
Les syndicats ont pris acte de ces mesures. Ils ont dénoncé par contre l‘« insignifiance des mesures de trésorerie annoncées », une simple accélération du paiement de sommes dûes : la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes, les acomptes au titre de la prime spéciale bovins mâles et de la prime à l’abattage, la mobilisation des « quelques dizaines de millions de francs » du fonds d’allègement des charges. Des mesurettes pour des trésoreries exsangues. En conséquence, ont conclu les professionnels, « les éleveurs devront d’abord compter sur eux-mêmes pour préserver leur revenu et leur avenir ».