N° 563 | Juillet/août 2001

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Actualité - France

ESB
L’Afssa propose l’abattage sélectif
Dans un avis rendu public le 25 juin, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments propose une transition par étape vers un abattage sélectif des troupeaux.


Depuis 1991, l’abattage total des troupeaux dans lesquels un cas d’ESB a été identifié
représente 25 000 bovins. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) estime, dans un communiqué publié le 25 juin, qu’il est possible d’évoluer « par étape » vers un abattage sélectif des cheptels où un animal est atteint, tout en assurant le même niveau de protection sanitaire au consommateur. Première étape : les animaux non abattus ne pourraient
pas pénétrer dans la chaîne alimentaire. L’abattage total resterait en vigueur pour les troupeaux où un cas « super naïf » (né après l’interdiction des farines animales en juillet 1996) serait repéré. La deuxième étape, l’entrée dans la chaîne alimentaire conformément à la réglementation des animaux non abattus, pourrait être franchie après confirmation de données scientifiques et épidémiologiques. D’après l’Afssa, la transition par étape vers l’abattage sélectif est légitimée par les mesures préventives en application : retraits des matériaux à risque spécifiés,
dépistage systématique des animaux âgés de
plus de 30 mois (bientôt de plus de 24 mois) entrant dans la chaîne alimentaire, élimination des farines et graisses animales à l’origine de la
contamination. « Rien n’a encore montré que les troupeaux, dans lesquels un cas de vache folle
a été détecté, seraient exposés à un risque supérieur au risque moyen », a ajouté l’Afssa. Celle-ci reste prudente sur ce point en raison de la taille peu importante des effectifs étudiés à ce jour en France et dans les autres pays. Les Jeunes Agriculteurs se positionnent en faveur d’un
abattage sélectif à condition que l’Afssa offre
plus de garanties scientifiques et que l’abattage
sélectif bénéficie d’une indemnisation à un juste niveau des pouvoirs publics. Autre inquiétude : les animaux non abattus et les produits issus d’élevages où un cas a été découvert pourront-ils être commercialisés normalement, notamment à l’exportation ?