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Vie syndicale
Crise viticole
Des mesures insuffisantes
Les Jeunes Agriculteurs jugent insuffisantes
les mesures prises, il y a un mois, par les pouvoirs publics
pour enrayer la crise viticole. Point de vue dun jeune
viticulteur.
Installé depuis septembre 1999 hors cadre
familial, Jean-Louis Tort exploite 10 ha de vigne à
Félines-Minervois dans lHérault pour une
production annuelle de 700 hl de vin : 130 hl en vin dappellation
et 570 hl en vin de table. « La crise qui sévit
depuis près dun an et demi est incompréhensible.
Elle est
apparue du jour au lendemain. Les gens nont tout de
même pas cessé de boire du vin aussi subitement.
Le problème vient dailleurs, des metteurs en
marché ou des importations ».
Selon le jeune viticulteur, la prise en charge partielle des
intérêts demprunts à payer en 2001
constitue un geste de la part de lEtat, mais il demeure
insuffisant. « Sur mon exploitation, cela ne représente
que 300 F/mois au regard des pertes financières actuelles
qui atteignent 3 000 à 4 000 F/mois ». Par contre,
Jean-Louis Tort trouve inadmissible la seconde mesure prise
par les pouvoirs publics : létalement des cotisations
Amexa de lannée 2001 sur 36 mois à partir
de janvier 2002. « De toute façon, il faudra
payer les cotisations de lannée 2001 en 2002,
en plus des cotisations normales. Reporter les cotisations
de 2001 en 2002 na pas de sens : aucun vin de table
et de pays ne se vend aujourdhui, pourquoi se vendraient-ils
plus dans 36 mois ? Une diminution des cotisations sociales
au prorata de la baisse des cours aurait été
plus efficace.
Autres mesures que les jeunes agriculteurs souhaitent : une
aide à la mise en marché des vins et une épuration
des marchés. Et puisque les consommateurs, et notamment
les jeunes, recherchent des vins de grande qualité,
les pouvoirs publics se doivent daider à la restructuration
du vignoble. Cette politique de qualité pourrait être
intégrée dans le cadre de CTE. Ainsi, si plusieurs
viticulteurs souscrivent un CTE, il
sera possible disoler le vin de qualité produit
dans une cuve. Il est urgent denrayer la crise car avec
un prix de vente à 210 F/hl, mon exploitation nest
plus viable. Létude prévisionnelle dexploitation
se basait sur un prix de 350 F/hl. La loi Evin nous interdit
en plus de communiquer sur nos produits. On va nous pendre
petit à petit ».
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