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Le point de vue du jeune agriculteur
Pascal Duffau, Oursbebille (Hautes-Pyrénées)
« Sans irrigation,
lexploitation ne serait plus rentable »
Pascal Duffau exploite 60 hectares de maïs à Oursbelille,
dans la vallée de lAdour. Les terrains très
filtrants sassèchent vite. Irriguées, ses
cultures franchissent allégrement la barre des 100 quintaux
par hectare. Il dispose de 4 pompages dont 3 dans la nappe quil
qualifie de « très abondante ». Suivant les
conditions climatiques, Pascal Duffau utilise entre 1 500 et
2 500 m3 deau/ha/an. Aujourdhui, il paie une redevance
de 20 F/ha quel que soit le volume deau prélevé,
soit un prix net compris entre 0,8 et 1,3 centime le mète
cube. Difficile de faire moins cher. Il estime que laugmentation
du prix de leau serait une catastrophe pour la rentabilité
de son exploitation, citant des simulations fournies par lAGPM,
qui font état dun coût supplémentaire
dau moins 250 F/ha. A titre dexemple, une redevance
à 10 centimes occasionnerait 180 F de charges supplémentaires
à lha. « Lirrigation est une plus-value
apportant sécurité des rendements, de la qualité
des produits et de lapprovisionnement, et constitue une
incitation pour les jeunes à rester », plaide-t-il.
Il milite en faveur de la remise en place dune politique
de stockage des eaux.
Concernant la redevance azote, il na aucune idée
de limpact quelle pourrait avoir. Il sait simplement
quà peine à 3 m de la surface, la nappe est
très sensible aux pollutions, quelles soient dorigine
industrielle, agricole ou urbaine et que lexploitation
est en zone vulnérable.
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