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PAC
A lépreuve
des crises
Les chocs produits par les deux crises successives de lESB
et de la fièvre aphteuse ont mis en lumière des
divergences de fond. La question est posée de savoir qui
attend quoi de la politique agricole commune.
Divergences sur les méthodes à mettre en uvre
pour dégager le marché bovin après leffondrement
de la consommation suite à la crise de la vache folle.
Divergences ensuite sur la façon de lutter, vaccination
ou non, contre lépizootie de fièvre aphteuse
(voir pages 6-7). Divergences encore sur le plan protéines
végétales, réclamé par certains pays-membres
pour pallier linterdiction des farines de viandes, et que
la Commission vient de rejeter. Le début 2001 a été
rude pour la cohésion de lUnion européenne.
Cest bien lesprit de la politique agricole commune
qui est en cause, et plusieurs pays commencent à estimer
quil vaudrait mieux pour en rediscuter ne pas attendre
létape à mi-parcours (2002) prévue
par laccord de Berlin. Déclaration de Tony Blair
: « Une fois lépizootie finie, il va falloir
revenir à la table des négociations et trouver
une solution à long terme. Il faut discuter du type de
production agricole que nous voulons encourager. » Réponse
de Jacques Chirac : « la réforme nest pas
dactualité, et certainement pas à Stockholm
», où sest tenu le sommet européen
des 23 et 24 mars.
En fait, cest la cohésion brisée du couple
franco-allemand le « moteur » de lEurope, selon
lexpression médiatique consacrée, qui fait
le plus problème. Les deux ministres des affaires étrangères,
Hubert Védrine pour la France et Joshka Fischer pour lAllemagne,
se sont rencontrés en mars pour tenter de reconstituer
lentente. Ils ont aussi rencontré Franz Fischler.
Le cur de la mésentente reste bien sûr le
financement de la Pac et de la sortie de ses crises.
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