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Objectif installation
" Terres d'Europe
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Depuis dix ans, 150 jeunes agriculteurs ont pu s'installer
en France grâce à Terres d'Europe, une société
spécialisée dans leur accueil.
A l'origine du projet
A la fin des années quatre-vingts, les OPA et la plupart
des Safer constatent une insuffisance de candidats à l'installation
par rapport à l'offre d'exploitations à reprendre.
Parallèlement, cette offre excédentaire n'avait
pas échappé aux Pays-Bas, confrontés au
problème inverse du fait de l'exiguïté de
leur territoire. Une société d'ingénierie
hollandaise (Arcadis Heidemij) s'était d'ailleurs spécialisée
dans la migration de jeunes en France. Conjointement avec elle,
les Safer, l'APCA, le CNJA, la FNSEA, la CNMCCA, le Cnasea et
le syndicat agricole néerlandais LTO ont décidé
en 1989 de créer une structure pour accompagner et élargir
l'accueil de jeunes étrangers dans l'agriculture française
: Terres d'Europe.
L'idée
Terres d'Europe a un champ d'action vaste qui dépasse
le cadre de la simple transaction immobilière.
D'abord, un rôle d'information : Terres d'Europe organise
des réunions régionales, en particulier aux Pays-Bas,
pour expliquer les possibilités et les conditions d'installation
en France.
Un rôle d'enregistrement des candidatures : les jeunes
intéressés remplissent un questionnaire qui permet
de cerner leur demande. Le cas échéant, cette demande
est inscrite au RDI.
Terres d'Europe peut être mandaté comme agence immobilière
par le candidat pour trouver une exploitation en France et réaliser
la transaction. Elle s'appuie pour cela sur l'offre des Safer
et aussi sur le réseau des Adasea, du RDI et les petites
annonces. Le rayon d'action de Terres d'Europe dépasse
donc largement l'offre des Safer, car depuis le milieu des années
quatre-vingt-dix, le marché s'est globalement inversé
: il y a désormais pénurie d'offre par rapport
à la demande d'exploitations à reprendre.
Terres d'Europe fait aussi des demandes de financement et aide
les candidats à obtenir les aides à l'installation
par le biais des équivalences de niveau de formation,
etc.
Enfin, Terres d'Europe fait un accompagnement de l'agriculteur
après son installation : insertion sociale (l'école
pour les enfants), dans le tissu économique (l'organisation
agricole). Les deux conseillers experts (multilingues) de Terres
d'Europe font à cet égard souvent office de parrain
du nouvel installé. C'est souvent eux qui sont sollicités
en premier en cas de problème.
La marche à suivre
Le jeune étranger intéressé contacte
Terres d'Europe qui l'informe plus précisément
sur la réalité de l'installation en France (secteurs
et régions où c'est possible etc.) et cerne sa
demande à travers un formulaire.
S'il y a lieu, il mandate la société pour trouver
l'exploitation qui lui convient. Il peut aussi y faire appel
pour telle ou telle prestation plus restreinte (demande de financement,
etc.).
Les moyens mis en uvre
Terres d'Europe est une société anonyme qui
facture ses prestations aux clients étrangers. Le service
général d'information est rémunéré
par le LTO et le Cnasea. Des conventions passées avec
certaines Safer lui assurent des ressources forfaitaires. La
prestation immobilière est rémunérée
au pourcentage. Des prestations plus ponctuelles sont rémunérées
à la journée.
Les résultats
En dix ans, Terres d'Europe a permis l'installation d'environ
150 jeunes, une vingtaine par an. Il s'agit d'installations aidées
dans 75 % des cas. Les agriculteurs proviennent à 60 %
des Pays-Bas, à 20-25 % de Suisse. 60 % des installations
sont réalisées sur des exploitations laitières
puis en bovin-viande. Il n'y a pas d'installation en grandes
cultures (car pas d'offre sur le marché). Quelques créneaux
occasionnels : le cheval, la bulbiculture.
Les contacts
Terres d'Europe : 3 rue de Turin - 75008 Paris.
Luc Verdun : Tél. : 01 44 69 86 06 - Fax: 01 44 69 86
11
Françoise Hareb : Tél. : 01 44 69 86 10
Philippe Kroslakova
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