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France : Santé
Bienfaisants aliments
Par ces temps de peurs alimentaires, un colloque scientifique
a remis quelques pendules à l'heure : la nourriture est
aussi source de santé.
Avant la tenue du 44e congrès national de la FNPL (Fédération
nationale des producteurs de légumes), les 30 novembre
et 1er décembre à Cavaillon (Vaucluse), un colloque
a été co-organisé, cet automne, par l'Aprifel
(Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes)
et la Ligue contre le cancer. Sur le fait que les maladies qui
affolent (le sida, Creutzfeld Jacob, etc.) ne doivent pas laisser
oublier le cancer qui reste le principal tueur des sociétés
développées.
Sans que la qualité des aliments soit en cause, c'est
plutôt dans le choix d'une "alimentation variée
et équilibrée" que réside, selon le
docteur Elio Reboli, chef du service d'études sur la nutrition
et le cancer du centre de recherches de Lyon, l'impact positif
de l'alimentation sur la santé. Sans prescription dogmatique.
On sait depuis longtemps qu'un travail physique, à forte
dépense énergétique, demande une nourriture
autre qu'un travail sédentaire.
Ce sont surtout les modes de vie qui retiennent l'attention
des chercheurs. La France à 80 % urbaine ne se nourrit
plus de la même façon que la France d'il y a un
siècle à 80 % rurale. Et le mode de vie urbain
entraîne une tendance à certains déséquilibres
: surcharge en sucreries, graisses animales, plats préparés
à additifs, insuffisances en fruits, légumes frais,
poisson. Mais surtout, toujours selon Elio Riboli, "il est
nécessaire d'insister sur les modes de conservation et
de cuisson des aliments".
Alimentation équilibrée
et bonne santé
Il n'y a pas de bons et de mauvais aliments, insiste Mariette
Gerber, chercheuse à l'Inserm (Institut national supérieur
d'études et de recherches médicales), mais "des
associations alimentaires, principalement à l'échelon
des repas et de la journée plutôt qu'à l'échelon
de la semaine ou du mois".
Et sa conclusion devrait contribuer à calmer l'inquiétude
: "Le malaise actuel sur la qualité de l'alimentation
contraste avec les avancées scientifiques remarquables
des connaissances dans le domaine des relations entre alimentation
et santé. En effet, au cours des vingt dernières
années, de nombreuses enquêtes épidémiologiques
ont bien mis en évidence le rôle protecteur des
modes alimentaires équilibrés en énergie
(N.D.L.R. : viandes et céréales) et riches en fruits
et légumes (fibres, minéraux, micronutriments)".
Le modèle préféré des nutritionnistes
est le modèle méditerranéen, le "French
paradox" des Américains, qui leur a fait prendre
goût aux légumes verts, à l'huile d'olive
et au vin rouge. Avec modération, naturellement...
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