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L'évènement
Rencontre Glavany-FNSEA-CNJA du 24 octobre
Un premier pas
dans la baisse des charges
Les annonces faites le 24 octobre ne sont pas un aboutissement.
La FNSEA et le CNJA prennent note des avancées mais appellent
au maintien de la mobilisation car les demandes de baisse des
charges et de simplification administratives sont insatisfaites.
« Lentretien » du 24 octobre a conclu un
mois et demi de travail constructif aux dires de tous
, entre les services du ministère de lAgriculture,
la FNSEA et le CNJA autour de quatre grands thèmes : la
politique de montagne, linstallation des jeunes, le fiscal
et le social et les secteurs en crise. Résultat, un catalogue
touffu mêlant annonces budgétaires plus ou moins
chiffrées, mesures législatives et promesses de
nouveaux groupes de discussion, le tout laissant un arrière-goût
dinachevé. Car en fin de compte, on sest éloigné
de la revendication majeure exprimée lors du mouvement
de protestation de début septembre, la baisse des charges,
qui reste encore insatisfaite. Sur ce plan, le ministre sen
est essentiellement tenu aux annonces déjà faites
dans le cadre du projet de loi de finance 2001.
A noter que la mobilisation contre la suradministration a
commencé de porter ses fruits : certaines mesures annoncées
vont dans le sens de la simplification.
Le CNJA et la FNSEA prennent acte des avancées mais
ils considèrent que « le ministre na pas pris
la mesure exacte de la baisse du revenu agricole et de laugmentation
des charges pesant sur lexploitation ». Le syndicalisme
majoritaire appelle donc « les agriculteurs à rester
particulièrement vigilants et mobilisés auprès
de leurs parlementaires pour obtenir (...) des engagements complémentaires
(...) notamment sur la baisse des charges et la suradministration.
» Une vigilance qui risque dêtre justifiée
lorsque seront publiées à la fin de lannée
les prévisions du revenu agricole pour 2000, qui sannoncent
très mauvais.
Groupe fiscal et social
- Abattement de 50 % sur le bénéfice des JA
prorogé pour 3 ans
- Extension de cet abattement de 50 % sur le bénéfice
imposable aux JA titulaires de CTE
- Suppression du régime transitoire dimposition
des bénéfices agricoles (BA)
- Dans le régime simplifié des BA :
constitution possible de provisions
évaluation possible des stocks au prix de revient
effectif au jour de clôture
- Modification possible de la date de clôture de lexercice
comptable
- Extension de la déduction pour investissement à
lacquisition de parts de coopératives agricole avec
réintégration sur 10 ans
- Droits denregistrement de cessions de parts ramené
à un forfait de 500 F
- Passage obligatoire du réel simplifié au réel
normal porté à 3,50 MF
- Traitement fiscal spécifique des indemnités perçues
au titre de lESB
- Lissage de limposition des aides pluriannuelles (comme
le CTE)
- Le nombre dassiettes de cotisations sociales et de CSG
est ramenée de 5 à 2 (simplification)
- Suppression de la majoration de cotisation minimum dassurance
maladie liée à la superficie
Commentaire : Au-delà de ces mesures
très ciblées, la nouveauté est lannonce
de la mise en uvre de la retraite complémentaire
obligatoire par répartition à partir de 2002. Pas
de baisse des charges significative autre que celle annoncée
pour la loi de finance 2001 (2,2 milliards de F).
Installation des jeunes
- Exonération partielle des charges sociales pour les
jeunes portée de 3 à 5 ans, avec une réfaction
de 25 % la 4e année et de 15 % la 5e année
- Accès à la préretraite sur une durée
maximale de deux ans aux titulaires dun CTE-transmission
- A partir de 2002, une ligne budgétaire Pidil permettra
le financement des actions locales en faveur de linstallation.
En 2001, le financement sera assuré par les reliquats
de crédits.
Commentaire : Sans aller aussi loin que demandé,
lexonération des charges sociales est positive.
En revanche, la demande déjà ancienne dexonérer
les plus-values au cédant transmettant à un jeune
est refusée. Rien non plus sur baisse des taux des prêts
bonifiés.
Dans le cadre du CSO, la réflexion devait se poursuivre
sous légide du CNJA pour lever les obstacles structurels
à linstallation.
Secteurs en crise
Arboriculture
- Dotation de 30 MF par an pour structurer loffre à
lexport et de 50 MF par an pendant 3 ans pour la transformation
- Prime à larrachage de 30 000 F/ha à concurrence
de 5 000 ha sur 4 ans
- Prime à larrachage total de 35 000 F/ha sur 4
ans pour cessation dactivité, avec un plan de pré-retraite
ou de cessation dactivité
Commentaire : Le plan darrachage est très
positif mais il ny a rien sur lallégement
des charges sociales
Production ovine
- Enveloppe de 150 MF pour les éleveurs engagés
dans des démarches de progrès
Commentaire : Rien de bien concret pour les difficultés
conjoncturelles. En revanche, la promesse de réformer
lOCM ovine et la convergence dapproche avec la profession
agricole sont positives.
Viticulture
- Réfaction de 10 % ou 30 % de la prime de restructuration
du vignoble (en raison du dépassement de contingent),
en fonction de lappartenance à une organisation
de producteurs ou non. Pour tous les jeunes, cette réfaction
sera limitée à 10 %
Commentaire : La demande de rétablir un
prix modulé de distillation préventive sera faite
à Bruxelles dans le cadre dune modification de lOCM.
Montagne
- Hausse de 500 MF des crédits globaux pour les ICHN
- 30 MF daide en plus (+ 33 %) aux bâtiments délevage
en 2001, et 16 MF pour la fin 2000
- Publication imminente du décret sur le terme «
montagne »
Commentaire : Un groupe de travail permanent va
satteler aux modalités de réforme des ICHN.
Le ministre sest engagé à tenir compte de
la situation des exploitants hors des seuils dexclusion
(mais ayant de bonnes pratiques agricoles), et à laisser
une marge de manuvre aux préfets pour adapter le
nouveau système aux spécificités des départements.
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