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Languedoc-Roussillon
Le foncier viticole
de plus en plus cher
La flambée des prix du vignoble handicape l'installation
des jeunes en Languedoc-Roussillon. Autre conséquence,
les domaines tombent entre les mains de sociétés
d'investissement.
Les viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont pris le virage
de la qualité il y a une vingtaine d'années. Des
investissements ont été entrepris pour renouveler
les vignes et perfectionner les techniques de vinification. Ces
efforts sont couronnés de succès mais ils engendrent
aujourd'hui une flambée du prix des terres sans précédent.
D'après la Safer régionale, l'hectare moyen en
appellation d'origine contrôlée (AOC) est passé
de 71 000 à 79 000 F en 1999, en hausse de 11 %. Certaines
appellations en vogue ont vu le prix de leur foncier multiplié
par trois ou quatre en l'espace de dix ans, pour atteindre 200
000 à 250 000 F aujourd'hui.
Même si le vignoble du Languedoc-Roussillon compte toujours
parmi les moins chers du territoire, cette flambée de
prix décourage nombre de candidats à l'installation.
La concurrence est sévère entre les jeunes qui
veulent accéder au métier, les gros investisseurs
étrangers (italiens et espagnols notamment) et les grandes
maisons viticoles bordelaises et bourguignonnes. Jérôme
Despey, président du CDJA de l'Hérault, s'insurge
devant la surenchère actuelle : « Nous refusons
que le vignoble du Languedoc-Roussillon soit uniquement aux mains
de sociétés d'investissements. » Aujourd'hui,
seuls 20 % des acheteurs sont originaires de la région.
Ils étaient 80 % dans les années quatre-vingt.
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