N° 549 | Avril 2000

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Les six résolutions du congrès

 

France

Congrès de la FNSEA

Mécontents mais unis

 

La FNSEA s’est retrouvée à Strasbourg unis dans le ras-le-bol général et prête pour les élections aux chambres d’agriculture. Le ministre de l’Agriculture a été conspué.

Il faut reconnaître un certain courage à Jean Glavany. Au congrès de Strasbourg, on avait remplacé le traditionnel discours du ministre par un dialogue les représentants des régions syndicales. Jean Glavany a donc été sur le grill pendant une heure et demie. Baisse du revenu, partage de la valeur ajoutée, suradministration, politique rurale, CTE, TGAP, banane, retraite… il a essayé de s’expliquer sous les sifflets et parfois les insultes, mais n’a pas fait de nouvelles annonces. Au-delà de toutes les divergences c’est peut-être la dernière question qui a peut-être le mieux montré où réside au fond l’incompréhension avec la FNSEA : « reconnaissez-vous dans la FNSEA une organisation fédératrice de l’agriculture et pleinement représentative, avec laquelle vous souhaitez travailler ? ». « Ma présence ici le prouve, a répondu le ministre (...) Je n’ai jamais refusé un rendez-vous. (...) Mais je ne sais pas ce que veut dire cogestion en régime parlementaire. Seul le Parlement vote et contrôle l’action du gouvernement. Mais je ne condamne pas la concertation ».

Luc Guyau a rebondi sur ce « glissement progressif de la cogestion vers la concertation puis la consultation » « Si on insiste sur la cogestion, c’est parce qu’elle a fait ses preuves dans la politique de développement et des structures agricoles. Quant au pluralisme, on ne l’a pas découvert avec la représentativité, il existe au sein de la FNSEA et sur le terrain, dans le cadre de la cogestion. Mais quand la majorité sur le terrain s’engage et que la minorité mord sans cesse les mollets, ça n’est pas possible ! Il faut reconnaître le fait majoritaire ».

En toile de fond, les élections aux chambres d’agriculture. Luc Guyau en a appelé à la « mobilisation partout sur le terrain. Notre force, notre avantage sur les autres, c’est le terrain, notre implantation, notre proximité avec les agriculteurs. Nous irons à cette élection fiers du travail réalisé, et porteurs d’un projet durable et réaliste pour l’agriculture ». La campagne est officiellement lancée.